Le Pavillon bleu hissé à l’aune d’un programme qui améliore l’estivage

Le Pavillon bleu hissé à l’aune d’un programme qui améliore l’estivage

La plage de Bouznika le détient pour la 11ème année consécutive

Une station radio est installée sur la plage pour adresser des messages aux différents estivants. C’est pourquoi un prix est remis à un journaliste spécialisé en environnement lors de la cérémonie.

Si la plage de Bouznika détient pour la 11ème année consécutive le Pavillon bleu, c’est non seulement parce qu’elle répond à des critères de taille mais aussi parce qu’elle bénéficie de programmes destinés à améliorer la qualité d’estivage. Un objectif précisé, jeudi sur place lors de la cérémonie de levée du drapeau «Pavillon bleu», par les différents acteurs impliqués dans ces programmes.

Un plan pour améliorer la qualité des services offerts

Selon Abderrahim Ahmerras, responsable du service communication de proximité à la direction coopération et communication à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable, «l’ONEE ne cesse de déployer des efforts pour améliorer les conditions d’estivage». Pour ce faire, l’Office applique, en partenariat aves tous les intervenants, notamment la commune urbaine de Bouznika, un plan d’action tout comme chaque année. «Ce plan est élaboré depuis plus de six mois», précise M. Ahmerras. Ce plan comprend, selon ses dires, 4 axes dont le pavillon bleu. Outre ce label, ce programme se décline en la mise en place d’infrastructures, notamment des blocs sanitaires, des bornes-fontaines, des passages pour les personnes à besoins spécifiques, de nouveaux locaux pour les différents services tels que la protection civile, les forces auxiliaires et la gendarmerie. En plus de ces infrastructures, la plage dispose de deux centres de soin pour les premiers soins d’urgence. L’un étant au sud de la plage. Quant au deuxième, il est au nord, soit la zone labellisée.

Des activités autour de l’environnement

«Nous comptons énormément sur l’information et la sensibilisation», ajoute le responsable. Comme il le précise, l’Office noue des conventions avec plusieurs associations locales et provinciales qui animent des ateliers autour du développement durable. Ceux-ci étant férquentés par toutes les catégories d’âge. Outre ces ateliers, d’autres à caractère artistique seront animés, notamment un atelier géré par une artiste-peintre qu’elle consacre au recyclage des déchets.
Sur le plan éducatif, l’ONEE organise des sorties à la forêt de Benslimane pour mieux informer les jeunes et enfants à propos de la biodiversité de la forêt ainsi que de la faune et la flore dans ce littoral. Dans ce sens, le responsable prend appui dans la nouvelle vision de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement qui est passée du programme Plages propres en 2014 au programme littoral durable. «C’est pourquoi nous diversifions nos actions de sensibilisation à l’extérieur de la plage», enchaîne M. Ahmerras. Aussi, l’Office organise, en collaboration avec ses partenaires, des activités sportives et culturelles à l’instar des sports sur sable et sur la mer. Pour leur part, les activités culturelles, comme des pièces de théâtre, sont dédiées à l’environnement. «Nous avons la chance d’avoir des colonies de vacances au niveau de la commune urbaine de Bouznika. Dans chaque période il y a plus de 400 enfants qui bénéficient de ce programme de sensibilisation et d’animation sportive, culturelle et artistique», poursuit-il.

De l’impact sur les estivants

Mohamed Aarab, responsable du village pédagogique dans la plage de Bouznika, abonde dans le même sens de la démarche environnementale. «L’objectif étant de satisfaire l’estivant», enchaîne-t-il.
Une dimension environnementale qu’il appuie par la propreté de la plage et la qualité des eaux de baignade. «A travers la sensibilisation, nous essayons d’éradiquer les mauvaises habitudes en incitant les jeunes enfants à préserver leur environnement», précise-t-il. A cet effet, une station radio est installée sur la plage pour adresser des messages aux différents estivants. C’est pourquoi un prix est remis à un journaliste spécialisé en environnement lors de la cérémonie.
En outre, des prix sont décernés aux jeunes dotés de sacs pour collecter des déchets sur la plage. «Quand nous envoyons les enfants pour collecter les déchets, il s’avère que l’estivant les a déjà mis dans un petit sac pour le donner aux enfants», précise-t-il.
M. Aarab rappelle que les poubelles sont utilisées par les estivants. «Quand un estivant met un drap au-dessous de son parasol, nous annonçons sur la radio que ce drap cache la vue aux estivants qui sont derrière. L’estivant interagit et l’enlève», ajoute M. Aarab. Le responsable du village pédagogique ne manque pas de se féliciter du soutien de l’ONEE qui offre sa logistique pour contribuer à la sensibilisation.

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