Le PJD demande la Censure du dernier film de Ayouch

Le groupe de la justice et du développement à la Chambre des Représentants a appelé mercredi, à l’interdiction de la projection du film « une minute de soleil en moins », de Nabil Ayouch, à cause des « scènes obscènes » qu’il comporte et à la « récupération du montant de l’aide » qui lui a été octroyée par la commission d’aide à la production cinématographique.
Le groupe a également demandé, lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, « de poursuivre les responsables qui ont accordé de l’aide » à ce film. Répondant aux questions des députés, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, M. Nabil Ben Abdellah, a souligné la détermination du gouvernement à faire face à tout ce qui transgresse les moeurs et attente à la pudeur et aux valeurs de la société marocaine, tout en favorisant l’ouverture du Maroc sur son environnement et le dialogue avec les cultures et les civilisations afin d’en assimiler les aspects humains positifs, particulièrement dans les domaines intellectuel, artistique et culturel. M. Ben Abdellah a indiqué que le scénario présenté par le producteur pour l’obtention de l’autorisation du tournage ne comportait pas de scènes telles que celles qui sont incriminées par les députés du PJD, précisant que le distributeur du film doit obtenir le visa du Centre Cinématographique Marocain (CCM) préalablement à sa sortie dans les salles.
Le ministre a rappelé que la commission d’aide à la production cinématographique adopte des critères rigoureux pour l’octroi de l’aide à la production sur la base des scénarios. Le ministre a souligné que la projection de ce film dans les salles de cinéma doit respecter la loi régissant l’industrie cinématographique et qui stipule que l’autorisation de l’exploitation commerciale des films à l’intérieur du territoire national est octroyée par le directeur du CCM sur la base de la décision d’une commission composée de représentants des organisations professionnelles, des ministères de la Communication et de la Culture et du CCM.
Cette commission « n’hésite pas à censurer les scènes attentatoires à la pudeur quelle que soit la nationalité du film a-t-il dit.

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