Le poisson au menu ramadanien

Changement d’habitude ou tout simplement une question de goût. Le poisson prend de plus en plus une place prépondérante dans les habitudes culinaires des Casablancais pendant ce mois de ramadan. Le marché central de Casablanca connaît pendant les après-midi une forte affluence. Les produits de la mer existent en abondance. Chose qui permet aux ménagères de faire leurs emplettes comme bon leur semble, mais aussi en fonction de leurs bourses.
Car les prix sont hors de portée des bourses modestes. Malgré que la capitale économique dispose d’un port qui est le principal fournisseur en poissons de la métropole et des villes avoisinantes, il y a une hausse des prix de certains produits de la mer. En dépit de cette hausse, expliquent certaines ménagères, la ruée vers cette denrée est attribuée à l’envie grandissante pendant le jeûne, à une ouverture sur les arts gastronomiques des autres cultures, au foisonnement d’émissions culinaires présentées sur différentes chaînes de télévision et à la prolifération des livres de cuisine en la matière. Car dans le temps, il y avait peu de plats et de recettes à base de poisson.
Aujourd’hui, ils sont devenus très nombreux. Il faut dire que la cuisine marocaine s’est beaucoup enrichie ces derniers temps de nouveaux plats tels des « briouates » et pizzas aux crevettes passant par les spaghettis aux fruits de mer et autres fritures et grillades. Toutefois, et tant que le circuit de vente de cette denrée n’est pas réglementé par le ministère de tutelle et les collectivités locales, la question d’hygiène se pose avec acuité.
Car, si au centre-ville, cette denrée, très prisée durant ce mois sacré, arrive au consommateur dans de bonnes conditions, dans les quartiers populaires dans la périphérie, les poissons sont exposés à la vente dans d’autres conditions. Du grossiste au détaillant, en passant sur les moyens de transport, des camions non équipés de dispositifs de froid, des véhicules à usages multiples, l’on se demande dans quel état arrive cette denrée hautement périssable vers les lieux de vente dans les quartiers populaires. Et pire encore sur les étalages des marchands ambulants.
Ce poisson qui fait de longs trajets dans des conditions qui laissent à désirer pourrait représenter un danger sur la santé des consommateurs.
Si le poisson est acceptable du point de vue qualité au niveau des halles bien équipées pour ce type de commerce, cela n’est pas le cas quand il s’agit des poissonneries de quartier et des marchands ambulants qui pullulent dans les quartiers de la ville.

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