Le Polisario est un groupe terroriste comme le Grapo et l’ETA

La présidente de l’Association canarienne des victimes du terrorisme (Acavite), Lucia Jiménez, a souligné que le Polisario est un groupe terroriste au même titre que d’autres groupes qu’a connus l’Espagne, tels le mouvement Grapo et l’organisation basque ETA. «L’Espagne a, hélas, connu différents groupes terroristes, comme le Grapo, ETA ou le front Polisario», mais, «aux Iles Canaries, la vision idéaliste qu’on avait des mouvements de libération, faisait qu’on les présentait tout autrement. On voulait créditer l’idée qu’ils ne tuaient pas, alors qu’en réalité, ils assassinaient. On n’aimait pas dire d’eux qu’ils séquestraient des innocents, alors qu’en réalité ils l’ont fait, quand ils ont mitraillé des bateaux et les ont fait couler, sans qu’on ait jamais retrouvé les corps», a dit Mme Jiménez, dans une déclaration à l’agence Europapress, après avoir assisté dimanche à Madrid à la cérémonie en hommage aux victimes du terrorisme, présidée par le Roi Juan Carlos d’Espagne et la Reine Sofia, au Congrès des députés, à l’occasion de la Journée des victimes du terrorisme. «Cela ne peut pas être toléré dans un Etat de droit et de démocratie», a martelé la présidente de Acavite, rappelant les attentats perpétrés par les éléments du Polisario contre les employés de «Fosboucraa» à Laâyoune et les bateaux de pêche canariens, qui opéraient dans la zone située entre le Sahara et les Iles Canaries, dans les années 70 et le début des années 80. Elle a qualifié d’«historique» cette cérémonie pour les 300 familles des victimes canariennes qui , déplore-t-elle, ont été oubliées pendant trois décennies. «Pour nous, c’est un grand jour historique», en ce sens que cet acte donne enfin une visibilité institutionnelle et permettra de faire sortir de l’oubli les victimes canariennes des attentats terroristes brutaux du polisario, a ajouté Jiménez, fille de Francisco Jiménez Santana, victime d’un attentat terroriste des séparatistes, perpétré au Sahara en 1976. Elle a amèrement déploré que pendant 30 ans les victimes du Polisario ont souffert de la propagande d’une mouvance pro-Polisario, qui demeure incompréhensible. Durant des années, les victimes ont été désorientées, appauvries et jetées dans l’oubli, a-t-elle regretté. Mme Jiménez a rappelé, par ailleurs, que lors des premières journées à la mémoire des victimes du terrorisme, tenues le 27 mars denier aux Canaries, le président du Gouvernement autonome, Paulino Rivero, s’était engagé à promouvoir la «loi canarienne des victimes» du terrorisme, à l’instar de celle édictée dans le reste des Communautés espagnoles.
L’Acavite est une association créée en 2006 pour obtenir justice pour les familles des victimes des pêcheurs canariens tués et lutte également pour obtenir auprès de l’Etat espagnol et des organisations internationales et nationales une reconnaissance officielle de ces crimes, l’indemnisation des victimes et ayants droit et la réparation des dommages pour en finir avec l’oubli subi depuis plus de 30 ans. Elle réclame également qu’on leur apporte un appui similaire à celui accordé aux personnes victimes des actes de l’organisation basque «ETA» ou d’autres groupes terroristes. A rappeler que suite aux attaques aveugles et féroces contre les pêcheurs et les civils canariens, le Polisario avait été déclaré «organisation terroriste», et ses représentants ont été expulsés d’Espagne conformément à une décision prise par le gouvernement d’alors, de Felipe Gonzales. Les autorités espagnoles avaient ainsi expulsé le représentant des séparatistes du Polisario à Madrid , Ahmed Boukhari. De même, tous les bureaux de ce groupe avaient été fermés et ses représentants dans toutes les régions d’Espagne expulsés en 1985. Cette décision avait été prise au lendemain d’une attaque terroriste commise par des éléments du Polisario contre un chalutier canarien «El Junquito», et «El Tagomago» (patrouilleur des forces armées navales espagnoles). Le 20 septembre 1985, le chalutier espagnol avait été attaqué alors qu’il se trouvait dans les eaux internationales, à plus de 12 miles de Boujdour. Cette attaque s’était soldée par la mort d’un marin-pêcheur et l’enlèvement de six de ses compagnons, qui ont été conduits dans une prison des camps de Tindouf (Sud d’Algérie). Le 21 septembre, un patrouilleur de l’armée espagnole, qui naviguait dans la zone à la recherche des marins espagnols avait fait l’objet d’une attaque aux roquettes. Un soldat avait été tué et une cinquantaine d’autres blessés. Ces deux attaques avait été précédées par plusieurs autres agressions meurtrières, revendiquées alors par le Polisario.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *