Le PPS veut mettre les pendules à l’heure

Plus question de réunions d’une demi-journée ou d’une journée, sanctionnées par des interventions limitées dans le temps et un vote du rapport du Bureau politique. Les travaux du Comité central du Parti du Progrès et du Socialisme, une fois n’est pas coutume, ont été étalés sur deux jours avec la constitution d’ateliers spécifiques et des séances plénières. «C’est à la demande des membres de cette instance que nous avons changé de méthodologie de travail.
Dorénavant, ce sera la règle. Les ateliers permettent des analyses en profondeur, une participation meilleure du plus grand nombre à la réflexion. La formule a été retenue pour les réunions du CC.», nous déclare Moulay Ismail Alaoui. Le secrétaire général du PPS estime que la nouvelle approche va prendre un peu de temps pour porter ses fruits mais, «déjà, le constat est satisfaisant. Les membres de la direction du Parti sont allés en profondeur et ont effectué un travail qualitatif».
Quatre ateliers de travail ont été constitués, en liaison avec l’ordre du jour. Le premier chantier s’est occupé des questions organisationnelles et financières, dans les perspectives des prochaines élections communales. Le rapport présenté devant le Comité central était très critique. Le S.G. du PPS reconnaît « l’insuffisance de l’activité du Parti et l’absence de symbiose » entre les idées du Parti et la pratique militante. « Le grand handicap se situe au niveau des moyens matériels ». Car la volonté existe, en dépit des mauvaises habitudes parfois liées à une certaine « démagogie populiste».
S’agissant des élections communales, il compte couvrir 50% des circonscriptions et se fixe comme ambition de faire élire quelque 2000 candidats. Deux alliances sont envisagées. Avec l’Alliance socialiste (PPS-PSD-Al Ahd), jugée « prioritaire ». Pour ce qui est de la Koutla, «nous allons présenter un mémoire à l’USFP et au Parti de l’Istiqlal avec des propositions de candidatures communes aux communales», déclare Ismaïl Alaoui. La communication interne et externe du PPS était au centre des débats d’un autre atelier. Un projet de modernisation de sa presse est envisagé. En attendant, il faudra son amélioration pour en faire « un grand quotidien de gauche ». L’ouverture du capital d’Al Bayane a été décidée. « Le Parti garderait 51% et le reste sera ouvert aux militants et au personnel de nos journaux, ainsi qu’à d’autres personnes qui seraient intéressées par une prise de participation ».
Quant à l’action syndicale et aux ONG, thème du 3ème atelier, le PPS donne la « primauté aux syndicats qui respectent l’indépendance des partis. Nous allons renforcer notre présence au sein de l’UMT et, dans les secteurs où elle n’existe pas, au sein des autres formations syndicales », affirme I. Alaoui. Il en va de même pour les ONG. Le dernier atelier a été consacré à la formation des militants. « Des écoles locales et régionales seront créées ». L’objectif est de permettre aux nouvelles générations d’être outillées pour une véritable implication politique.

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