Le président Ben Ali réitère son attachement à l’UMA

Le président Zine El Abidine Ben Ali a souligné, dans l’interview qu’il a accordée à la revue «Al-Maghreb Al-Mouwahad», le 17 février 2009, que l’édification du Maghreb arabe est un choix pour les peuples de la région et leur soupape de sûreté, dans le contexte des mutations et des changements qui se produisent, aujourd’hui, dans le monde et face auxquels ils peuvent agir à partir d’une position d’initiative et d’action, que s’ils sont unis et solidaires. Il a affirmé que tout retard enregistré dans le parachèvement de la construction de l’UMA, implique un coût à plus d’un niveau, surtout économique et politique. Dans ledit entretien, le chef de l’Etat a indiqué que les chiffres et les indicateurs démontrent que l’absence d’intégration économique maghrébine fait perdre aux pays de la région l’occasion de réaliser un taux de croissance annuel de 2%. À l’heure où s’aggravent les enjeux du développement et s’accentuent les pressions, au niveau de chaque pays maghrébin, tout particulièrement en matière d’emploi et surtout d’emploi des jeunes. Il a ajouté qu’en plus de ce coût économique du retard enregistré dans la construction de l’UMA, un diagnostic plus complet implique aussi le coût politique, lequel réside dans le caractère limité de l’influence régionale et internationale de l’ensemble maghrébin, dès lors que la non-intégration affaiblit son pouvoir de négociation avec les autres ensembles. Le président de la République a rappelé que les taux des échanges commerciaux entre les états-membres restent faibles, n’excédant guère plus de 4% du volume total des échanges avec l’extérieur.  Il a affirmé, à ce propos, qu’il n’échappe plus à personne que la non-émergence d’un ensemble maghrébin, puissant et cohérent, réduit la capacité de faire face aux mutations profondes et rapides qui se produisent, aujourd’hui, dans le monde, et dont les états ne peuvent isolement relever les défis. Le président Zine El Abidine Ben Ali a souligné que l’édification de l’Union du Maghreb Arabe est, pour la Tunisie, un choix stratégique qui illustre les ambitions de complémentarité et d’unité de ses peuples. Il a expliqué, dans ce contexte, que, depuis le changement du 7 novembre, la Tunisie s’est préoccupée d’accorder aux relations intra-maghrébines, l’attention qu’elles méritent, et a œuvré à pérenniser un climat fraternel qui aura favorisé la communication et l’interaction entre la Tunisie et les autres états maghrébins.

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