Le principe de solidarité

ALM : Tout d’abord quel est l’objectif de l’Alliance nationale médicale et santé libérale, sachant, bien entendu, qu’il y a des syndicats qui défendent les intérêts du secteur et des professionnels ?
Dr Saâd Benmansour : L’Alliance nationale médicale et santé libérale et jeunes promoteurs est née de l’idée, après réflexion, à l’échelle de chaque secteur de représentativité, médecins, chirurgien-dentistes, pharmaciens et paramédicaux libéraux. Nous avons trouvé que nos doléances et nos revendications concernant le secteur de la santé n’arrivent pas comme il le faut. Et de là est née une ébauche de réflexion concernant l’union des forces de proposition et de revendication en groupant en une seule instance représentative l’ensemble des professionnels pour avoir une résultante d’efforts très importante et donc être un interlocuteur crédible vis-à-vis des pouvoirs publics et dans ce sens il n’y a aucune hégémonie de remplacer les autres syndicats qui existent déjà, au contraire nos statuts prévoient une collaboration étroite avec les autres syndicats existants pour qu’ils s’unissent comme le fait d’ailleurs le secteur public. Il est mieux entendu que le privé qui actuellement représente 67 % des professionnels de la santé, tous secteurs confondus.
Est-ce que cette instance est représentative dans le secteur ?
L’Alliance nationale médicale et santé libérale dispose aujourd’hui de onze districts à l’échelle nationale, Laâyoune, Agadir, Meknès, Fès, Témmara, Salé, Casablanca… Bien entendu, il y a encore des districts à organiser et donc sur le plan de la représentativité, l’on peut dire que c’est une instance, qui a dix-huit mois d’existence, qui commence quand même à avoir un certain nombre d’adhérents. Sur le plan de la représentativité, il y a deux choses qui la déterminent : d’abord il y a la solidité du cahier revendicatif et surtout son exécution sur le terrain et ensuite la démocratie de ses statuts. C’est une initiative unique en son genre, jamais connue depuis l’indépendance.
Vos revendications ne pourraient elles pas avoir des répercussions sur une frange de la société ?
L’Alliance médicale et santé libérale est la première à proposer un projet d’assurance maladie plus populaire que ce qu’a proposé l’Etat jusqu’à présent. L’alliance et tous ses adhérents, plus de cinq cents, sont prêts à prendre tous les démunis du peuple marocain aux tarifs pratiqués dans le secteur public. Si le tarif santé publique dit que pour le généraliste, le coût du patient marocain démuni est à trente dirhams, l’alliance le prend en charge.
Quels seront les critères pour juger que tel patient est démuni ou non ?
On connaît très bien ces critères. On peut les définir en fonction du chômage, en fonction des inscriptions à la CNSS, en fonction des déclarations. Les démunis sont donc pris en charge dans les cabinets médicaux et de santé libérale, tarif santé public. Le démuni ne paie rien du tout. Il y a deux autres tranches. Les gens ayant la possibilité de payer. Eux aussi, ils bénéficient de la gratuité concernant ce tarif et ils rajoutent 20 à 30 % des tarifs. Ils les payent directement ou bien ils ont des prises en charge d’assurance qui s’en occupe.

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