Le printemps de tous les débats

C’est aujourd’hui que la Commission parlementaire chargée des dossiers de l’Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures entame la discussion sur les trois projets de loi, qui vont déterminer l’avenir politique du Maroc dans les années qui viennent.
Il s’agit de la loi organique modifiant et complétant la loi organique relative à la Chambre des Représentants, du projet de loi relative à la révision exceptionnelle des listes électorales générales et du projet modifiant les articles 14 et 24 de la loi organique relative à la Chambre des Conseillers.
Conformément à l’importance des sujets à débattre et à adopter, les séances de travail de cette session, suscitent l’intérêt des députés et de l’ensemble de l’opinion publique nationale et internationale. Lors de la séance de la commission, tenu lundi dernier, la présence des députés était marquante et donnait déjà le ton des débats.
Les partis de l’opposition avaient demandé à cet effet le report des travaux de la Commission en vue d’approfondir l’examen des projets qui leur ont été présentés. Le gouvernement, rappelle-t-on, avait introduit une quarantaine d’amendements sur le projet adressé au parlementaires.
Après un débat houleux, qui reflète en grande partie, les hésitations de l’élite politique représentée au niveau des institutions élues et l’exposé du ministre de l’Intérieur, il a été décidé d ‘écourter le délai «d’approfondissement de l’examen des projets » à 48 heures.
En fait, le gouvernement et les membres de la majorité voulaient couper le chemin à la polémique, concernant la concertation .
En fait, selon les promesses affichées en ce qui concerne les prochaines élections et conformément aux directives royales insistant sur la nécessité pour le Maroc d’amorcer une nouvelle étape dans la démocratisation de ses institutions et leur modernisation, les responsables gouvernementaux semblent déterminés à inscrire leur démarche dans la perspective du changement.
Inspiré par les discours de SM le Roi, faisant part du nouveau concept de l’autorité et de la nécessité de la consolidation de l’Etat de droit, le ministre de l’Intérieur, Driss Jettou a tenu à faire comprendre à ses interlocuteurs politiques que le temps est, désormais, à ceux qui le méritent. La révision du mode de scrutin, a-t-il, dit revêt une signification particulière dans la mesure où elle annonce le changement des comportements et attitudes. Mais encore faut-il que les partis politiques soient en mesure d’élire parmi eux des personnes intègres et compétentes.
Face à ceux qui plaident ou qui agissent dans le sens de la conservation du statu quo, M. Jettou a confirmé la détermination de son ministère à assumer sa responsabilité dans la création des conditions de la « transparence et de l’intégrité » des prochaines échéances électorales. Mais, encore faut-il que les partis politiques assument leur responsabilité.

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