Le règlement de la question du Sahara, clé dans la lutte contre le terrorisme

Le responsable militaire, qui s’exprimait jeudi lors d’une table ronde organisée à Washington par le "Centre des Etudes stratégiques et Internationales" (CSIS), a expliqué que dans la lutte contre le terrorisme, il faut privilégier le règlement des conflits territoriaux dans la région et oeuvrer à consolider les groupements régionaux qui sont à même d’adopter une approche sécuritaire régionale.

Il a ainsi affirmé que la menace du terrorisme a considérablement changé la donne pour les Etats-Unis, en ce sens que le nouvel ennemi n’est pas identifié, ne se trouve pas à l’intérieur de frontières géographiques définies et ne craint pas la mort. D’où, a-t-il poursuivi, la nécessité d’agir de façon préventive.

Il a mis l’accent, dans ce contexte, sur la nécessité de régler la question du Sahara, d’oeuvrer pour le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine et de consolider davantage la démocratie, l’état de droit et la bonne gouvernance dans les pays de la région, ainsi que sur la promotion des opportunités économiques en faveur des peuples maghrébins.

Pour le responsable de l’EUCOM, la région sub-saharienne est marquée par l’instabilité politique, et les activités de contrebande, de trafic d’armes, de drogue et d’êtres humains, ce qui en fait un terrain fertile pour les groupes terroristes qui s’adonnent au recrutement des insurgés, à l’établissement de sites d’entraînement et de bases d’opérations.

Le Général Gration a ainsi préconisé d’axer la lutte contre le terrorisme sur l’amélioration de la compréhension des peuples pour mieux cerner  leurs perceptions, croyances et convictions, la lutte contre le sentiment de désespoir chez les jeunes et l’intégration de la région du Maghreb dans l’économie globale.

La conférence, organisée sous le thème: "la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord", est la quatrième d’une série de conférences mensuelles organisées par le programme Moyen-Orient relevant du CSIS.

Elle s’est tenue en présence de plusieurs participants qui s’intéressent à la région, dont des académiciens, des journalistes, des représentants de plusieurs départements gouvernementaux américains et des chercheurs.

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