Le rôle pacifique de l’Italie

Le Premier ministre Abderrahmane Youssoufi s’est entretenu mardi avec la délégation parlementaire italienne, conduite par Giuliano Andreotti, ancien Premier ministre, avant que celle-ci ne rencontre Taib Fassi Fihri, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et à la coopération, puis MM. Mustapha Oukacha et Abdelouahed Radi, présidents de la Chambre des conseillers et des représentants. Ces entrevues, à l’image de celle qui s’est déroulée avec M. Radi, ont notamment permis d’aborder la question du Sahara marocain et celles des prisonniers marocains à Tindouf. Les parlementaires italiens sont en effet revenus sur leur visite, lundi, à Laâyoune. Celle-ci leur a permis d’avoir une idée claire sur ce dossier, et notamment sur la situation déplorable des quelque 1300 prisonniers des camps de Tindouf. «Ces séquestrés vivent dans des conditions dramatiques et il faut oeuvrer pour leur libération», a lancé un parlementaire italien, ajoutant que l’Italie est «disposée à contribuer au règlement de ce problème humanitaire sensible». Les délégués italiens ont à cette occasion exprimé leur souhait de «trouver un règlement urgent» à la question du Sahara pour l’instauration de la paix dans la région.
De son côté, M. Radi a rappelé les principales étapes du parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume dans le cadre de la légalité internationale. « Le Maroc, a été – dans cette question créée de toutes pièces – victime notamment de la colonisation, de la guerre froide et des équilibres géostratégiques », souligne le communiqué. Le président de la Chambre des représentants a aussi rappelé l’avis consultatif de la cour internationale de justice reconnaissant l’existence de liens d’allégeance entre les tribus du Sahara et les sultans du Maroc, et l’erreur monumentale commise par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en admettant en son sein un membre fictif. Il a également rappelé le plan de règlement onusien, la coopération du Maroc avec l’ONU et les propositions de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations-Unies pour le Sahara, James Baker. M. Radi a enfin fait état du comportement de certaines parties qui cherchent à dénigrer le Maroc, notant que l’édification du Maghreb arabe ne peut se faire au détriment de l’intégrité territoriale du Royaume. Les membres de la délégation parlementaire italienne ont, en outre, souligné, à l’occasion de leur visite au Maroc, l’importance des contacts réguliers et permanents entre les deux pays dans le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale et l’instauration de la paix et de la stabilité dans la région.
Ils ont, enfin, mis en exergue le rôle de la diplomatie parlementaire dans la réalisation de ces objectifs, ajoutant que le forum parlementaire euro-méditerranéen, coprésidé par Abdelouahed Radi et le Président du parlement européen, et qui tiendra sa troisième session ordinaire au mois de juin prochain en Italie, constitue un cadre de concertations au sujet de la coopération euro-méditerranéenne.

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