Le sable de Merzouga: Découverte d’un remède marocain contre le paludisme et la dengue

Le sable de Merzouga: Découverte d’un remède marocain contre le paludisme et la dengue

Les bienfaits du sable de Merzouga ne cessent de se confirmer. La dernière étude en date révèle que les graines de sable du plus célèbre désert marocain présentent un pouvoir surprenant.

Pr. Mohamed Amar, chef du Laboratoire de microbiologie et de biologie moléculaire au CNRST
Pr. Mohamed Amar, chef du Laboratoire de microbiologie et de biologie moléculaire au CNRST

Cette découverte a valu à Mohamed Amar, chef du Laboratoire de microbiologie et biologie moléculaire du Centre national pour la recherche scientifique et technique (LMBM- CNRST) de Rabat, le Wissam Al Moukafâa Al Wathania de 3ème classe (officier).

Décoré par le Souverain, en marge des festivités de la Fête du Trône, Mohamed Amar a, en effet, participé de près à la découverte d’un micro-organisme d’origine marocaine doté d’un pouvoir répulsif contre les moustiques vecteurs de maladies infectieuses.

Ce micro-organisme, isolé du sable du désert de Merzouga, a la capacité de produire un effet répulsif contre les moustiques vecteurs de maladies infectieuses tels que le paludisme et la dengue, en respectant l’environnement. Pour plus de détail sur cette prouesse scientifique, ALM a contacté Mohamed Amar.

Le chercheur a expliqué, dans ce sens, que le «micro-organisme produit des composés volatils naturels permettant de repousser les moustiques et éviter ainsi les piqûres au moment où tous les répulsifs disponibles sur le marché international sont issus de plantes ou de produits chimiques de synthèse».

Dans un premier temps, des tests relatifs à l’action répulsive contre les moustiques ont été réalisés à l’Université de Wageningen en Hollande, par Tarik Aanniz du LMBM-CNRST. Dans un second temps, Mohamed Amar a expliqué à ALM que «des tissus ont été imprégnés par le micro-organisme découvert au Maroc» pour être expérimentés par l’Université de Gand en Belgique et par une industrie de textiles belge.
Dans un dernier temps, des tests sur l’Homme ont été effectués au Cameroun par «Research Foundation in Tropical Diseases and Environment». Suite à ces étapes, «les résultats obtenus ont confirmé l’effet répulsif de la souche découverte, contre les moustiques vecteurs de maladies infectieuses», s’est félicité le professeur chercheur. Le micro-organisme a fait désormais «l’objet d’un dépôt de brevet à l’échelle internationale» a-t-il précisé.

Le financement de ce projet a été assuré par le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la Formation des cadres, le CNRST et l’Union européenne durant la période 2009-2014, dont les principaux partenaires sont situés en Belgique, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas.

Raniya El Meknassi
Journaliste stagiaire

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *