Le salafiste amoureux a bénéficié de complicités pour recevoir sa maîtresse dans sa cellule

Le salafiste amoureux a bénéficié de complicités pour recevoir sa maîtresse dans sa cellule

Depuis le mardi 4 décembre, le détenu Adil Botzate, un membre de la Salafiya Jihadia, la vingtaine, séjourne dans une cellule individuelle au pavillon n°6 au pénitencier Oukacha à Casablanca. Avant son transfert, il a passé plus d’une année et demie à la prison d’Aïn Borja. Qui est ce détenu et pourquoi a-t-il été transféré vers la prison d’Oukacha ? Et pourquoi ce transfert n’a pas été qualifié d’arbitraire par ses collègues ?  Selon une source de l’association «Annassir» qui se charge de la défense des détenus de la Salafiya Jihadia, tous les membres de ce courant, détenus à la prison d’Aïn Borja, le considèrent comme un repenti qui ne partage plus leurs principes. Surtout qu’il fume régulièrement et ne les rejoint plus à la mosquée de la prison pour effectuer ses cinq prières. Il n’a même pas observé avec eux la grève de la faim qu’ils ont entamée depuis quelques jours.
Selon la même source, Adil a été arrêté à Berrechid avec d’autres intégristes et a été condamné par la chambre criminelle chargée du terrorisme près la Cour d’appel de Salé à trois ans de prison ferme. Une condamnation qui prouve que sa participation dans ces cellules obscurantistes ne constituait pas un grand danger. Et il semble que la remarque de la Cour qui a rendu son verdict contre lui était raisonnable. Puisqu’il a rapidement jeté la tenue «jihadiste».
Adil qui entretenait une relation amoureuse depuis quatre ans avec une fille âgée de vingt et un ans rêvait de se marier avec elle le plus tôt possible. Avant d’être arrêté, il a présenté une demande en mariage auprès de sa famille. Et cette dernière a accepté. Bref, elle est sa fiancée. Quand il a été arrêté par la police et condamné par la justice, il a déposé auprès de la direction de la prison une demande d’établissement de l’acte de mariage avec sa bien-aimée. N’ayant pas encore eu de réponse, il la désirait à chaque fois qu’elle lui rendait visite. Que devait-il faire?
Mardi 4 décembre. Vers midi, un gardien de la prison qui se charge de compter les femmes qui rentrent chez leurs proches a remarqué lors de leur sortie qu’il en manquait une. Vu que les femmes, selon une source proche de la prison d’Aïn Borja, ne déposent pas leurs CIN avant leur rentrée, le fonctionnaire n’a pas su laquelle. Les recherches ont été entamées. Et sur le lit d’Adil, le fonctionnaire a découvert la femme manquante. Il a passé déjà avec elle plus d’une heure sans attirer l’attention de personne. Comment est-elle arrivée à y rentrer ?
L’enquête a révélé qu’Adil a pris un grand sac en plastique qui ressemble à celui qu’utilisent les contrebandiers lorsqu’il est venu accueillir sa fiancée au hall réservé aux visiteurs. Il n’y avait pas trop de monde puisque les salafistes étaient en grève de la faim. Profitant de l’inattention de tout le monde, il a mis sa fiancée, qui mesure un mètre et demi et pèse 52 kg, dans le sac pour l’emmener dans sa cellule. Adil a révélé aux enquêteurs l’avoir déjà emmenée chez lui, à l’intérieur de sa cellule, et ce, sans attirer l’attention de personne. Il avouera même l’avoir dépucelée. 

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