Le salut dans l’épargne publique

C’est une vision propre du développement de l’économie nationale que développe Ismail Alaoui, secrétaire général du PPS. Pour ce géographe de formation, l’essor économique du pays est tributaire d’une mise à profit de l’épargne des citoyens immobilisée dans les banques et les coffres, faute de vision claire des perspectives d’avenir.
Pour M. Ismail Alaloui, l’expérience de nombreux pays à travers le monde a montré qu’une mobilisation de cette épargne, à travers une sensibilisation des citoyens quant à la nécessité de prendre part à l’effort de développement national et de compter sur les fonds propres, permettait de réaliser des projets d’envergure aux excellentes retombées. C’est à travers cette même procédure, illustre le géographe, que la France a pu mettre en oeuvre son dense réseau ferroviaire. C’est également ainsi que la France, puissance coloniale au Maroc a agi «lors de sa phase coloniale ouverte», avant «la régression consacrée par le général Juin», ce qui a permis entre autres de réaliser des infrastructures de base, comme l’autoroute Rabat-Casa. Il est donc extrêmement important, estime M. Alaoui, de favoriser l’émergence de sociétés de souscription, qui auraient la confiance des citoyens et pourraient mobiliser l’épargne pour lancer des projets de développement dans différents secteurs.
Une idée qui aurait pu être concrétisée sous le gouvernement de l’alternance, si ses détenteurs disposaient de la marge suffisante et si de telles idées n’avaient pas besoin de temps pour germer dans les esprits, fait remarquer subtilement le secrétaire général du PPS et ministre de l’agriculture.

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