Le saut dans l’inconnu de la gauche radicale

Cette semaine devrait se tenir la réunion tranchante de l’OADP et des partis qui tournent dans sa sphère, en l’occurrence le Mouvement pour la démocratie, les Démocrates indépendants et des anciens membres de la gauche radicale. Au moment où nous mettons sous presse, nous n’arrivons pas encore à être au fait de l’importance exacte et réelle des courants contestataires qui refusent la fusion et le sacrifice de leur entité sur l’autel de l’unité du front de la Gauche socialiste unifiée.
Il va sans dire, également, que ce projet ne date pas d’aujourd’hui et qu’il était en gestation depuis plusieurs mois, sinon depuis plusieurs années comme le confirment certains dirigeants de cette mouvance, néanmoins, le débat construit, continu et solide, à cet effet, n’a commencé qu’avec l’avènement du gouvernement de l’alternance et du nouveau règne. Car, depuis lors, tous les espoirs sont permis, y compris pour ceux qui croyaient en la coalition de l’ensemble des opposants et des mouvements de contestation d’un pôle unique, qui pourrait porter le nom du bloc démocratique. Aussi, au vu de la «libéralisation» du champ politique et dans la perspective des prochaines échéances électorales, plusieurs acteurs politiques, réels ou potentiels, ont jugé nécessaire et possible de passer à l’action. Une action qui ne fait plus peur, mais qui est plutôt porteuse d’espoir. Du moins pour ceux qui la pratiquent directement. Ainsi, l’on a vu naître des partis nouveaux, comme on a vu s’allier des anciens adversaires, comme c’est le cas pour la coalition du PSD et du PPS.
Deux matrices politiques se proclamant du communisme, qui appelaient, chacun à sa manière, à la révolution nationale démocratique. Une révolution qui n’a d’objectif que l’élargissement de l’espace des libertés politiques. Dans ce contexte et sous ces cieux est née concrètement l’idée de la création du Parti socialiste unifié. Une idée qui a commencé à prendre corps dès l’an 2000, à l’issue d’une rencontre de plusieurs anciens gauchistes à Bouznika et qui a donné lieu, par la suite à la constitution d’un bloc de gauche, formé de quatre courants, en février 2001.
Bien entendu, le PSU qui portera le chapeau du GSU (Gauche socialiste unifiée), devrait contenir également en son sein le Parti de l’avant-garde démocratique socialiste et le mouvement d’Annahj Addimocrati, mais selon des sources fiables, cet objectif a été bloqué, conformément à la volonté de la direction de l’OADP.
Ceci étant, un large courant de fronde traverse aussi bien l’Organisation de Mohamed Bensaid Aït Idder que les Mouvements pour la démocratie ou les Indépendants démocrates. Car toute action de fusion serait fatale pour certains cadres qui ne voient plus en rose leur carrière et avenir politiques. A cela s’ajoutent les craintes inhérentes à toute conjoncture pré-électorale. Des craintes qui pèsent lourdement au vu des barrières dressées par le nouveau mode de scrutin et l’arrêt du seuil de représentativité au Parlement à pas moins de 3 % de voix acquises dans les prochaines élections.

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