Le Secteur électrique

Le Secteur électrique

Thami Ghorfi : Quelle est l’activité de Centrelec et que propose-t-elle au marché?
Azelarab El Harti : Centrelec appartient au domaine de l’automatisme industriel. Sa mission est de contribuer à l’efficience des installations de nos clients en leur offrant des solutions en électricité et en automatisme industriel et en les aidant à améliorer la productivité de leurs installations.
Centrelec est une PME/PMI, c’est-à-dire une entreprise à taille humaine ?
Azelarab El Harti : Tout à fait, Centrelec est une entreprise à capitaux 100% marocains. Elle compte 55 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 70 millions de dirhams. Elle touche tous les secteurs d’activité, de la petite pompe installée chez un particulier à la grande centrale électrique.
Vous êtes dans un marché où interviennent beaucoup de leaders mondiaux, surtout lorsqu’il s’agit d’équipements d’entreprises industrielles et de centrales électriques, en particulier. Comment une PME comme la vôtre, arrive-t-elle à se frayer une place dans un univers aussi concurrentiel ?
Azelarab El Harti : Ce n’est pas un secret. Pour réussir le développement d’une entreprise et en particulier une entreprise qui opère dans le domaine de la haute technologie, il faut avoir une équipe performante car ce sont les ressources humaines qui représentent le levier du développement. Il faut aussi assurer leur formation en permanence car nous devons être obligatoirement en veille par rapport aux hautes technologies.
Est-ce que la connaissance du terrain et de l’économie nationale vous aident à vous positionner sur ces marchés ?
Azelarab El Harti : Tout à fait. Nous disposons d’ingénieurs que nous recrutons de toutes les régions du Maroc et ils connaissent leur environnement, l’industrie régionale et les mentalités. Cela leur permet de mieux connaître les besoins des industriels.
Comment êtes-vous structurés pour être plus proches de vos clients ?
Azelarab El Harti : Même si nous ne sommes pas de grande taille, nous nous sommes permis de nous organiser en services, c’est-à-dire : • Un service Marketing qui se déplace sur le terrain pour connaître les besoins de nos clients. • Un service Communication qui communique à ces clients nos compétences dans le savoir-faire et les solutions que nous pouvons leur apporter. • Une Direction commerciale qui compte des ingénieurs maîtrisant le métier.
Avez-vous une culture de la performance dans votre entreprise ?
Azelarab El Harti : Tout à fait, nous sommes inscrits dans une logique de performance. Au départ, il était très difficile d’intégrer cette notion mais aujourd’hui c’est notre raison d’être.
En tant que Vice-Président de la Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique, quelle est la taille de votre secteur aujourd’hui en quelques chiffres clés ?
Azelarab El Harti : Le secteur compte 180 fabricants et est organisé en fabricants/installateurs et distributeurs. Il y a 5000 distributeurs. Notre secteur occupe 25.000 salariés et réalise 7 milliards de dirhams de chiffre d’affaires.
Est-ce que votre secteur contribue aussi aux exportations marocaines ?
Azelarab El Harti : Notre secteur opère aussi dans le domaine des exportations. Il y a eu un bon départ car nous avons doublé nos exportations en l’espace de deux ans : en 2001, nous avons enregistré un chiffre de 2 milliards de dirhams et en 2003, nous avons réalisé 4 milliards de dirhams en exportation.
Quel est le niveau global de croissance de votre secteur ?
Azelarab El Harti : Notre secteur se porte très bien et enregistre un taux de croissance de 13% .
Comment votre secteur prend-il en charge l’accompagnement du développement du monde rural car l’électrification des zones rurales est l’un des grands chantiers actuellement pour l’Etat?
Azelarab El Harti : Le Maroc a mis en place le projet PERG c’est-à-dire l’électrification du monde rural. D’ici 2010, l’électricité arrivera dans 90% des foyers marocains, sachant qu’en 2006, nous arriverons à satisfaire 70% des foyers. Cela permettra aux petits fellahs de s’équiper en matériel domestique et surtout en systèmes d’irrigation.
En tant qu’intervenant dans le secteur, est ce que cela vous oblige à avoir des solutions adaptées, spécifiques, une ingénierie particulière pour pouvoir répondre à ces besoins particuliers ?
Azelarab El Harti : Tout à fait, car nous opérons dans un domaine de haute technologie. Notre métier consiste à automatiser les installations, c’est-à-dire que nous sommes capables de mettre en place une installation qui peut vous permettre de piloter une usine à Oujda à partir de votre site à Casablanca, moyennant un PC et une ligne téléphonique.
Comment une entreprise comme Centrelec doit-elle regarder l’avenir et quelles expériences souhaiteriez-vous partager avec les autres dirigeants d’entreprises ?
Azelarab El Harti : Cela passe obligatoirement par la mise à niveau de l’entreprise et en particulier la mise à niveau des dirigeants d’entreprises et de leurs staffs. Le chef d’entreprise doit oser prendre des risques et doit également inscrire son entreprise dans une culture de performance.
Vous dîtes «Il doit», est-ce que c’est plus facile à dire qu’à faire ou s’agit-il d’une mobilisation globale qui doit exister entre l’entrepreneur et ses collaborateurs ?
Azelarab El Harti : Lorsque nous voulons, nous pouvons et ceci est une obligation.
Le développement d’une entreprise comme la vôtre peut-il passer par une levée de fonds sur le marché financier, dans les années à venir ?
Azelarab El Harti : C’est un projet pour 2007 car nous sommes convaincus que cela nous apportera beaucoup de notoriété, en plus du financement.

Prochain rendez-vous le 03 Mai 2004.
Cette émission sera rediffusée ce soir à 22h00 sur les ondes de Médi 1

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *