Le Sénégal développe ses ancrages au Maroc

«La diplomatie sénégalaise connaît un certain nombre d’ancrages fondamentaux en Afrique, notamment le Maroc, et dans l’Union Européenne avec comme tête de pont la France», a déclaré M. Gadio dans un entretien publié lundi par le quotidien gouvernemental « Le Soleil ». « Sur le plan diplomatique, la formule veut que le pays garde ses ancrages fondamentaux traditionnels (France, Maroc, Arabie Saoudite, Union Européenne, Etats-Unis, Japon, Canada, les pays nordiques et le Brésil », a précisé le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de l’Union africaine et des Sénégalais de l’extérieur. Parlant des « succès » de la diplomatie sénégalaise, il a cité les visites à Dakar des Premiers ministres britannique Tony Blair et canadien Jean Chrétien et celle plus récente du président américain George Bush. « Le Sénégal prépare la visite prochaine du président soudanais Omar Al Bachir le 28 de ce mois et celle plus grande du président français Jacques Chirac. Le président de l’Egypte, Hosni Moubarak, après que le chef de l’Etat Abdoulaye Wade eut repoussé trois fois de suite sa visite dans son pays, a menacé, en des termes amicaux, de venir au Sénégal sans avertir », a-t-il ajouté. Concernant les relations franco-sénégalaises, mises à mal par l’expulsion par la France, sur des vols charter, de sénégalais vivant sans papiers en France, M. Gadio a expliqué qu’il n’y a pas de « zone d’ombres » dans les relations entre les deux pays. « L’on fait croire qu’il y a des problèmes avec la France. Il n’en est rien. Les ministres français des Affaires étrangères, de la Coopération et des Forces armées sont venus au Sénégal et le président Jacques Chirac est attendu prochainement pour une grande visite d’amitié », a-t-il indiqué. « Le Sénégal sans la France n’est pas tout à fait le Sénégal et la France sans le Sénégal n’est pas tout à fait la France », a-t-il estimé. Pour le Sénégal, la France est le premier bailleur de fonds, premier contributeur aux programmes d’aide européens, premier partenaire commercial, premier investisseur et premier pays émetteur pour le tourisme. Interrogé sur une possible participation du Sénégal à une force de stabilisation en Irak, comme l’ont souhaité récemment les Etats-Unis après l’attentat contre le quartier général de l’ONU à Bagdad, le chef de la diplomatie sénégalaise a affirmé que si le Sénégal devrait s’engager en Irak, ce sera sous l’étendard des Nations Unies.

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