Le sens de la mesure

Dans une déclaration à ALM, Moulay Abdelziz Alaoui Hafidi dirigeant du RNI, souligne que son parti est «en faveur du mode de scrutin de liste. Cette option, qui aurait pu se concrétiser en 1997, mais, le ministère de l’Intérieur nous a annoncé à l’époque qu’il n’avait pas suffisamment de temps pour mettre au point les mécanismes nécessaires à son application.
A présent, nous sommes en faveur d’un nouveau mode de scrutin, et nous demandons qu’il soit simplifié pour que les citoyens puissent participer massivement aux opérations électorales. Il va sans dire que nous sommes devant une période charnière de notre histoire et que cette phase de transition que nous traversons doit être couronnée de succès afin que les Marocains puissent faire la différence entre deux époques, celle du passé et celle de SM Mohammed VI.
Pour faciliter l’opération de vote, nous estimons qu’il ne faudrait pas insister sur les «symboles» mais sur les couleurs. Un procédé qui constitue déjà un droit acquis.. Nous estimons que le seuil de 5% du nombre total des voix exigé pour la représentativité au Parlement, constitue une condition nécessaire dans la lutte contre la balkanisation du champ politique. Bien entendu, il n’y a pas de grand enthousiasme de la part des députés autour du mode de scrutin de liste, sauf chez une minorité de militants, mais discipline oblige, les députés se doivent de se résigner aux décisions de leur direction. Cela dit, de la participation massive des citoyens aux prochaines échéances électorales dépend la nouvelle image du Maroc, sa crédibilité et sa réputation. Quant à Abdelaziz Lemssioui, membre du bureau poliique de l’UC, il nous a déclaré que «le débat est sérieux et profond, mais, il survient après une période creuse, créée par le gouvernement en raison de son refus de discuter avec ses partenaires à l’opposition. Lors de la Commission de l’Intérieur, les partis de l’opposition ont eu chacun une intervention.
Abbdelaziz Lemssioui a pris la parole au nom de son parti l’Union constitutionnelle, Saïd Amesken, en tant que membre du Bureau politique du Mouvement Populaire, Taher Chakir, au nom du Parti national démocrate dans lequel il est membre du Bureau politique et Mostapha Ramid, membre du bureau politique du Parti de la justice et du développement. En revanche, du côté des partis de la majorité, il y a eu 18 interventions. Le Rassemblement national des Indépendants, à lui seul, a fait cinq interventions, contre quatre de l’USFP .
Le Mouvement populaire a pris deux fois la parole. Dans la seconde le fils de Mahjoubi Aherdane a procédé à la lecture d’un communiqué insistant sur le mode de scrutin uninominal et tranchant avec toute interprétation erronée de la position de ce parti.Au cours de son intervention, l’UC a mis l’accent sur la nécessité de réduire l’âge d’éligibilité à 18 ans. Une position qui n’a pas eu d’écho dans les rangs de la majorité, particulièrement dans les rangs de ceux qui plaidaient, jadis, en faveur de cette mesure. L’UC a également rappelé les positions du secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, à ce sujet, notamment en ce qui concerne la difficulté d’adaptation du mode de scrutin de liste aux conditions électorales du Maroc.

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