Le sens d’une démarche

L’institution de « Diwan Al Madhalim» constituera une étape «préalable et essentielle» dans le domaine de la moralisation de la vie publique au Maroc, a affirmé Mohamed Seddiki, membre de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (OMDH), du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) et du Bureau politique de l’USFP. M. Seddiki a indiqué, à la télévision que le Maroc a grand besoin de moraliser la vie publique non seulement au niveau de l’Administration, des collectivités locales et de l’ensemble des institutions publiques, mais également au niveau des relations entre citoyens et avec l’Administration. Cette institution, a-t-il ajouté, est une consécration des voeux des milieux des droits de l’Homme au Maroc qui considéraient que la création de «Diwan Al Madhalim» est une nécessité pour appuyer les actions des établissements oeuvrant dans le domaine des droits de l’Homme. M. Seddiki a, par ailleurs, cité les trois garanties de l’autonomie de cette institution. Il s’agit de la garantie de S.M. le Roi qui a créé cette institution, rattachée directement au Souverain, du dahir portant sa création en vertu duquel aucune restriction n’est imposée à la responsabilité et aux missions imparties au Diwan et enfin de la référence de l’action de l’institution qui repose sur la souveraineté de la loi et l’équité. Le dahir portant création de «Diwan Al Madhalim» tire son essence de la spécificité marocaine, qui en fait une institution qui se démarque des autres établissements similaires sous d’autres cieux, a-t-il fait remarquer. De son côté, M. Abdelaziz Benzakour, membre du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) a annoncé que l’institution au Maroc par S.M. le Roi Mohammed VI de «Diwan Al Madhalim» est «un pas considérable» sur la voie de la consolidation de l’Etat de droit et de la protection des libertés. M. Benzakour a indiqué devant les caméras de la télévision que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’administration et de la moralisation de la vie publique. Interrogé sur la nature des relations de «Diwan Al Madhalim» avec le CCDH, M. Benzakour a répondu que cette nouvelle institution a une liaison organique avec le conseil, puisque Wali Al Madhalim est un membre de droit du CCDH. «Ceci était déjà prévu dans le dahir du 10 avril 2001 qui a été édicté par S.M. le Roi et qui a réorganisé le CCDH», a-t-il dit ajoutant que «Wali Al Madhalim présente également un rapport annuel au CCDH sur lequel ce dernier est appelé à donner son avis». L’institution au Maroc de «Diwan Al Madhalim» a été annoncée dimanche dernier par SM le roi dans un message à l’occasion de la journée mondiale des droits de l’Homme. Dans ce message, le Souverain a indiqué que «dans un souci de rapprocher «Diwan Al Madhalim» des citoyens, nous avons décidé qu’il dispose de délégués auprès de notre Premier ministre et des ministères. Nous tenons, en outre, à ce qu’il dispose, à l’avenir, de délégués régionaux et de délégués particuliers».

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