Le SNPM salue l’élargissement de la marge de liberté de la presse

Le SNPM salue l’élargissement de la marge de liberté de la presse

La presse marocaine a réussi à étendre la marge de sa liberté. C’est ce qui ressort du rapport annuel du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) sur la liberté de la presse. Ce rapport a été présenté lors d’une conférence de presse tenue dimanche 2 mai à Rabat, à la veille de la Journée internationale de la liberté de la presse. Le rapport de 28 pages indique que la presse marocaine «aborde progressivement des sujets considérés dans le passé comme étant inabordables». Dans l’élaboration de son rapport, le SNPM s’est appuyé sur un nombre d’indicateurs, notamment le système de régulation favorable à la liberté d’expression, au pluralisme et à la diversité des médias, la transparence de la propriété et les médias comme plate-forme pour un débat démocratique. Le syndicat considère que la presse écrite «n’a toujours pas réussi à faire évoluer ses prestations au service du lecteur, à réaliser ses objectifs en matière de liberté d’expression et à pratiquer son rôle civilisationnel au sein de la société». Le rapport estime qu’il y a également «absence de système de bonne gouvernance» au niveau de ces entreprises, appelant à «une politique publique favorisant la mise en place des fondements de la bonne gouvernance de la presse et des médias, à travers des initiatives de démocratisation de la gestion des médias publics». Le rapport du SNPM précise que l’influence de la situation matérielle, sociale et professionnelle des journalistes et les effets de l’absence au sein des rédactions des mécanismes de respect des règles et de l’éthique de la profession pèsent sur la liberté de la presse. «A travers tous les derniers rapports sur la liberté de la presse, la question centrale qui nous interpelle c’est le traitement des sacralités par les supports médiatiques. Sur ce point, il faut dire que nous avons commencé à dépasser les problèmes du passé. La marge de liberté a été élargie. Pour ce qui est de l’année 2009, trois principaux sujets ont marqué le débat sur la liberté de la presse à savoir le sondage sur la personne de SM Roi, le traitement de la vie privée des personnes et la question de la caricature. Il s’agit d’un débat qui est toujours ouvert», affirme Younès Moujahid, président du SNPM dans une déclaration à ALM. «Nous avons enregistré également des violations de la loi durant l’année 2009. Certains problèmes persistent. Nous ne disons pas que les journalistes doivent rester à l’abri de toute poursuite en cas de violation de la loi et de la déontologie de la profession, nous demandons juste que la dignité des journalistes soit respectée», ajoute-t-il, appelant «à l’adoption des normes internationales démocratiques sur tous les plans afin de promouvoir la liberté de la presse au Maroc».  Toujours dans le cadre du rapport du SNPM, le syndicat note que «l’absence d’une protection juridique» des journalistes dans l’exercice de leur fonction figure parmi les facteurs influant négativement sur l’action des journalistes de la presse écrite. le Syndicat estime, par ailleurs, que la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) est appelée à exploiter davantage les attributions prévues dans le Dahir l’instituant et la loi relative à la réglementation de la communication audiovisuelle. Le rapport affirme que cette réglementation «ouvre de larges perspectives pour l’intervention de cette instance».

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