Le soutien britannique

Le ton a été donné par la création de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus et des pensionnaires des Centres de sauvegarde de l’enfance. L’initiative, faut-il le rappeler, a montré, encore une fois, que S.M. le Roi Mohammed VI a bien su mettre le doigt sur un point très sensible dans notre société.
Ces réformes, initiées par le Royaume, en vue de favoriser la réinsertion des jeunes détenus, bénéficient du soutien des différentes composantes de la société civile et des Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales. Dans ce cadre, l’ambassade de Grande-Bretagne à Rabat apporte son soutien à un projet pilote, qui vise l’amélioration des conditions de détention des mineurs au sein du centre pénitentiaire d’Oukacha pour les délinquants mineurs.
Ce projet débutera juin prochain. Un million et demi de dirhams ont été alloués à Penal Reform International (PRI), qui prendra en charge, en collaboration avec la direction du centre de détention des délinquants mineurs d’Oukacha, l’exécution des différentes phases du projet, dont le renforcement des capacités du personnel pénitentiaire constitue la majeure partie. Le personnel du nouveau centre de Settat bénéficiera également du projet en question. Ainsi, l’Organisation Non Gouvernementale Penal Reform International, qui a pour objectif l’amélioration des conditions de détention pénitentiaire à travers le monde, tiendra deux sessions de formation au profit des différents acteurs associés à la réinsertion des détenus mineurs. Car, comme le souligne la règle 46 des règles « minima » des Nations Unies pour le traitement des détenus, « c’est de l’intégrité, l’humanité et la qualification professionnelle du personnel pénitentiaire que dépend une bonne gestion des établissements pénitentiaires ».
Dans le cadre du présent projet, quelque vingt personnes bénéficieront d’une session de formation au bon usage des règles pénitentiaires. Conduites par quatre experts internationaux, ces sessions de formation dureront deux semaines et permettront ainsi au personnel impliqué de mieux renforcer leurs capacités organisationnelles et gestionnaires au sein des établissements pénitentiaires.
Dans la seconde phase, tout en tenant compte d’autres acteurs impliqués dans la réinsertion des jeunes détenus, l’ONG Pénal Reform International tiendra des ateliers de formation pédagogique, de trois jours chacun, en faveur des assistants sociaux et formateurs sur la meilleure façon de travailler avec ces jeunes détenus. Et pour renforcer les activités éducationnelles et culturelles qui aident à surmonter l’ennui, du matériel et de l’équipement de support seront octroyés au centre de détention pour mineurs.
Il faut dire que l’amélioration des conditions d’accueil au sein des centres pénitentiaires avec un meilleur encadrement, pendant la période de détention, favorise la réinsertion du jeune détenu, après son élargissement.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *