Le taux de chômage en Espagne recule de 23,7%: Quelle part pour l’immigration marocaine?

Le taux de chômage en Espagne recule de 23,7%: Quelle part pour l’immigration marocaine?

Les statistiques annoncent fièrement un recul du taux de chômage de 23,7% en 2014 contre 25,73% une année auparavant.

Au moment où ces chiffres sont tombés, une étude réalisée par le centre d’études sociologiques sur la vie quotidienne et le travail (QUIT) de l’Université autonome de Barcelone a été dévoilée faisant état d’une situation inquiétante pour les immigrés d’Espagne, y compris ceux marocains. Comment se porte le voisin ibérique? Et qu’adviendra-t-il de ses Marocains?

En mai 2013, 60% des Marocains résidant en Espagne étaient au chômage à cause de la crise. Aujourd’hui, l’effet de cette crise sur le marché du travail s’est très légèrement estompé avec comme premiers déshérités…les immigrés marocains. Cette situation reste toutefois «à un  niveau très préoccupant», précise l’INE.

En effet, avec 51,8% de taux de chômage pour les jeunes âgés de moins de 15 ans, le bout de tunnel est encore loin.  Au total, l’Espagne compte aujourd’hui 5.457.700 y compris pas moins de 1,7 foyers dont tous les membres en situation de travailler sont sans emploi.

Grâce à la reprise économique que vit l’Espagne, ce pays a pu créer 433.900 emplois en 2014. Quoiqu’il en soit, même avec cette hausse, l’Espagne se relève doucement sans pour autant pouvoir nourrir sa demande interne de travail.

L’INE nous apprend dans ce sens que cette question constitue «le gros point noir de l’Espagne, pays classé en avant-dernière place des 19 pays de la zone euro, loin derrière Chypre et devant la Grèce». Si l’on se base sur l’étude menée par le centre Quit, ils seraient 51% des travailleurs immigrés contre 35% d’Espagnols à subir un chômage de longue durée. Dans ce tableau, ce sont les Péruviens et Argentins qui s’en sortent le mieux.

Les Marocains, quant à eux, souffrent au même titre que les Roumains et auraient été les plus touchés par la crise. En effet, les deux premières communautés restent très actives et occupent respectivement avec un taux de 35,7 et 34% les emplois que l’on suppose offrir «les meilleures conditions de travail avec possibilité d’amélioration».

La communauté marocaine, elle, dépasse à peine les 20% de ces parts.  Il est à préciser qu’à l’heure actuelle pas moins de 4.898 Marocains ont pu sortir de la case «chômeur» par rapport à l’année écoulée. Ce sont là des chiffres révélés en novembre par le ministère de l’emploi et des affaires sociales espagnol. Ceci dit, il reste à identifier le travail et les conditions dans lesquelles il se déroule.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *