Le terrorisme, un fléau à combattre

Mesurant les dangers des menaces terroristes, le Maroc qui s’est constamment engagé avec une grande fermeté et sans aucune ambiguïté dans la lutte contre ce fléau, réaffirme sa position «claire et ferme» condamnant le terrorisme sous toutes ses formes et quels qu’en soient les origines, les motivations et les auteurs, a souligné Karim Medrek, conseiller à la mission du Royaume auprès des Nations unies. Intervenant devant la Commission juridique de l’Assemblée générale (sixième Commission) qui examinait les mesures visant à éliminer le terrorisme international, M. Medrek a rappelé qu’à la suite des attentats terroristes de Casablanca, une loi relative à la lutte contre le terrorisme avait été adoptée, en mai 2003, renforçant les dispositions pénales en la matière. «La Nation tout entière, avec toutes ses composantes, s’est dressée dans un élan spontané pour condamner unanimement ces actes haineux», a-t-il ajouté, rappelant que la grande marche organisée à Casablanca était, à elle seule, une «réponse vigoureuse et claire», rejetant la violence, l’ostracisme et le fanatisme. Ces actes n’ont pas réussi à ébranler la ferme conviction du Maroc à poursuivre la construction d’une société unie, solidaire et démocratique, imprégnée des valeurs de tolérance et de solidarité, a-t-il dit. Cette loi qui définit le crime terroriste et les peines qu’il entraîne, fixe les procédures policières et juridiques et traite du financement du terrorisme, conformément aux dispositions de la Convention internationale pour la répression des attaques terroristes à l’explosif, à laquelle le Maroc a adhéré en juin 2003, a-t-il expliqué. Le Maroc qui a adhéré à la quasi totalité des instruments juridiques internationaux et pris des dispositions pour l’application immédiate et directe de la résolution du Conseil de sécurité en la matière, déplore l’absence de volonté politique qui freine les négociations sur le projet de convention générale sur le terrorisme international, a fait observer le diplomate. Notant que cette future convention doit apporter une plus-value par rapport aux conventions existantes, il a insisté sur la nécessité de définir la notion de terrorisme pour ne pas la confondre avec la lutte légitime menée contre l’occupation étrangère, comme c’est le cas du peuple palestinien. Le Maroc a déploré l’absence de progrès sur le projet de convention pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, a souligné M. Medrek en appuyant l’idée de convoquer une conférence de haut niveau chargée de définir une riposte commune de la communauté internationale face à ce fléau.

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