Le Texas touché par L’ECB

Des responsables du département américain de l’agriculture ont indiqué vendredi soir que de nouveaux tests effectués sur des prélèvements sur un bœuf mort en novembre dernier dans une ferme du Texas se sont révélés positifs, rapporte le Washington Post samedi. Les nouveaux tests ont été effectués en début de semaine à la demande du bureau de l’inspecteur général du département de l’agriculture, indique le quotidien.
Les tests effectués auparavant n’ont révélé aucune présence de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) mais des tests plus poussés ont donné plus tard des résultats  »faiblement positifs », a déclaré le secrétaire à l’agriculture Mike Johanns, indiquant qu’en raison des résultats contradictoires, un prélèvement sur l’animal sera envoyé au laboratoire de référence pour l’ESB de Weybridge en Angleterre pour de nouvelles analyses. Si le laboratoire britannique corrobore les dernières analyses, il s’agirait du second cas de vache folle depuis 2003 aux Etats-Unis.
Un premier cas d’ESB, originaire du Canada, avait été découvert en 2003 dans  un élevage de l’Etat de Washington et avait donné lieu à un vaste mouvement d’embargo pour les bovins américains et canadiens. Le ministre américain de l’Agriculture a tenu à préciser que l’animal de la ferme du Texas n’avait pas été commercialisé et que sa viande n’était pas rentrée dans la chaîne alimentaire humaine ou la chaîne d’aliment pour bétail. Mike Johanns a insisté que les résultats des analyses ne devraient pas avoir un impact sur les longues et difficiles négociations en cours pour reprendre les exportations du boeuf américain au Japon et en Corée ou rouvrir la frontière canadienne au bétail sur pied.
Le Washington Post estime toutefois, que si le laboratoire britannique confirme l’existence du ESB, la réaction internationale contre le boeuf américain enregistrée en décembre 2003 lors de la découverte d’un premier cas d’ESB pourrait se répéter. Le département de l’agriculture a, par ailleurs, indiqué que plus de 375.000 animaux avaient été soumis à des tests en vue de détecter une éventuelle contamination par l’ESB, depuis juin 2004. Trois animaux, dont les analyses avaient été jugées  »peu concluantes », ont été soumis dernièrement à un test immunitaire histo-chimique (IHC) qui s’est révélé négatif, a noté le département.

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