Le transport clandestin tend à devenir un métier

Aans certains cas, le manque de moyens de transport en commun, dans d’autres la forte affluence et parfois la question des prix pratiqués poussent les voyageurs pressés à emprunter des engins dans des conditions défavorables en s’exposant à plusieurs risques. « Je n’ai pas à choisir. Je suis obligé de prendre un « Khattaf » au lieu de rester à l’attente d’un taxi, qui pourrait ne pas venir notamment en ces jours de fête», souligne Rachid B. résidant dans la région de Benslimane. A Casablanca, la pratique du transport clandestin diffère d’un quartier à l’autre. Au centre ville, certains utilisent de petites voitures ayant la même couleur que celle des petits taxis. Ils guettent leurs clients devant les gares de train et la gare routière. Ils s’adressent aux voyageurs en cherchant à les convaincre. En l’absence du compteur, le prix à payer fait souvent l’objet de marchandages entre les deux parties avant de commencer le trajet. Dans les quartiers populaires, notamment les plus populeux et les plus éloignés du centre ville, les habitants se sont habitués à ce genre de transport. Les transporteurs sont connus et chacun a ses propres clients. De la charrette à la voiture en passant par la moto, chaque destination a son moyen de transport clandestin. Dans toutes les régions du pays, cette pratique tend à devenir presque une profession à part entière. Elle est illégale selon les lois en vigueur, mais plusieurs facteurs s’alignent derrière son développement spectaculaire ces derniers temps. Il est clair que les citoyens qui empruntent ce genre de transport courent tous les risques. En cas d’accidents, ils sont exposés à des problèmes qui interpellent à plus d’un titre.

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