Le trio infernal retrouve les barreaux

Le trio infernal retrouve les barreaux

La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Trois jeunes hommes sont au box des accusés. Ils s’appellent Abdelaziz, Saïd et Hamid, âgés respectivement de vingt-trois, vingt-sept et trente et un ans. Leurs relations remontent à plus d’une année lorsqu’ils se sont rencontrés dans un bar du centre ville et se sont mis d’accord pour travailler ensemble. Qui sont d’abord ces jeunes hommes ? Abdelaziz a passé cinq ans aux bancs des accusés pour se retrouver à la rue, au quartier Sidi Othman. Il est issu d’une famille indigente, qui n’a pas pu lui assurer la poursuite des études dans une école privée et l’a laissé, en conséquence, comme appât à la délinquance. Sa famille n’a même pas essayé de le mettre entre les mains d’un «Maâllem» pour lui apprendre un métier. Abdelaziz a commencé à fréquenter des délinquants du quartier qui ont commencé à lui apprendre à fumer les cigarettes, puis à consommer le haschisch les boissons alcoolisées et les comprimés psychotropes; son besoin d’argent a augumenté, par conséquent, d’un jour à l’autre. La solution ? Il a commencé à participer avec des délinquants à agresser les gens. Ils les surprenaient, notamment les femmes qui retournent de leurs jobs, dans les ruelles plus ou moins obscures pour les menacer avec des couteaux et les délester de leur bijoux et leur argent. Son parcours de vie ne diffère pas de celui de ses deux compagnons ; Saïd et Hamid. Ils ont également quitté l’école avec un niveau de cinquième année d’enseignement fondamental pour se retrouver, du jour au lendemain, dans la rue en train d’apprendre les ABC de la délinquance. Hamid était l’exception : il a déjà purgé deux peines d’emprisonnement pour vol. Il a été condamné d’abord à quatre mois de prison ferme et puis à huit mois. Quant ils se sont rencontrés, il y’a plus d’une année, les trois jeunes se sont mis d’accord pour former un trio de malfaiteurs. Le premier acte qu’ils ont commis ensemble est le vol d’un vélomoteur, un Peugeot 103. Ce dernier leur a servi à arracher les sacs à main et les chaînes en or des femmes qinsi que les lunettes et les casquettes des hommes. Ils n’hésitaient pas non plus à arracher les portables des automobilistes. Le trio est allé plus loin dans ses actes criminels. Ils ont commencé à agresser les femmes au centre ville de Casablanca en les croisant dans des rues plus ou moins obscures et désertes en les menaçant avec des couteaux au point qu’ils ont blessé une employée. Cette dernière a été transporté aux urgences et a déposé plainte chez la police. Le trio croisait également les ivrognes qui sortaient des bars pour les délester de leur argent et de leurs objets précieux avant de les maltraiter violemment. Seulement, ils ont nié devant la Cour les charges retenues contre eux. Abdelaziz a déclaré n’avoir jamais agressé une personne. Il a affirmé à la Cour qu’il s’agit d’un coup monté par son ami Hamid. Ce dernier attendait le moment opportun pour le mettre derrière les barreaux, précise Abdelaziz devant la Cour, en le mouillant dans un crime. Effectivement, il n’a pas hésité une seconde à le dénoncer comme complice quand il a été arrêté, ajoute-t-il. La cause? Hamid a gardé rancune contre lui depuis qu’il a entretenu une relation avec son ex-amante. Une thèse qui a été rejeté par Hamid devant la Cour. Ce dernier a précisé qu’il n’a dénoncé personne. Quant à Saïd, il a également tenté de se disculper. Cependant les témoignages de quelques victimes ont convaincu la Cour de leur culpabilité. Cette dernière les a condamnés, après les délibérations, à 6 ans de réclusion criminelle.

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