Le tueur de Nanterre se suicide pendant sa garde à vue

Richard Durn s’est tué en se jetant d’une fenêtre de la brigade criminelle, située Quai des Orfèvres, à Paris, jeudi matin. «Il s’est précipité à travers un velux, il l’a cassé et s’est jeté dans le vide» depuis le quatrième étage du bâtiment, a indiqué la police. Une enquête a aussitôt été ouverte concernant ce suicide pour le moins surprenant – étant donné le lieu de l’acte et l’attention dont le suspect devait faire l’objet.
Au cours de sa garde à vue, le meurtrier âgé de 33 ans, avait déclaré aux enquêteurs qu’en se livrant au carnage de Nanterre il voulait mettre fin à ces jours «mais pas dans l’anonymat». Souhait confirmé par des lettres qu’il avait écrites avant de commettre la tuerie. Le quotidien Le Monde précise qu’il avait notamment écrit : «je suis fou, je suis devenu clochard, je dois mourir». L’homme suivait un traitement psychiatrique et était sous tranquillisants. Il avait déjà été signalé à l’inspection psychiatrique de la préfecture de police de Paris après avoir exhibé une arme en 1998 dans un dispensaire d’Ile-de- France.
Richard Durn était habité par le «sentiment d’un échec personnel total dont il rend responsable la société dans laquelle il vit, et plus particulièrement l’endroit où il vit, la commune de Nanterre», selon le procureur Bot. Célibataire, titulaire d’une maîtrise d’histoire, il était chômeur et cherchait à obtenir un logement social. Membre d’un club de tir sportif depuis 1996, il était armé de deux pistolets automatiques et d’un révolver 357 lorsqu’il a tiré une quarantaine de balles sur les élus de Nanterre. Les enquêteurs ont établi que son permis de port d’armes était périmé depuis deux ans. Lors de la tuerie qui a fait huit morts et 19 blessés, dont 14 sont toujours dans un état grave, Richard Durn avait crié «tuez-moi, tuez-moi», selon des témoins.

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