L’eau potable en question à Laâyoune

Laâyoune. Métropole du sud marocain et capitale économique des provinces sahariennes. Baignée par le soleil, traversée par Oued Sakia Al Hamra, la ville, qui fut dans le temps un hameau de petites constructions rustiques style saharien, se compte aujourd’hui parmi les villes modernes du Royaume.
Son arrière-pays est un paysage saharien fait de dunes de sables qui changent de place au gré des vents pour générer un relief insaisissable et fantastique.
A cinq cents kilomètres au sud d’Agadir, elle est entourée par le désert et battue par le sable. La population actuelle de Laâyoune dépasse les 175.000 habitants et atteindra en l’an 2010 quelque 280.000 habitants. La réalisation des infrastructures locales nécessaires, interconnexion électrique et extension du port, ont fait de la capitale du sud une ville capable de drainer des investissements. Depuis sa récupération en 1975, elle est la ville symbole des retrouvailles entre les populations du nord et ceux du sud du pays. Un creuset des civilisations et des traditions des différentes régions du Royaume. Elle dispose d’un port minier pour l’exportation des phosphates de Boukraa auquel il est lié par un convoyeur automatique, de rues larges et rectilignes, une grande place centrale agrémentée de réverbères qui illuminent sa nuit, un jardin, espace vert, et une plage de 25 kilomètres.
Désormais, la ville est un site pilote pour le développement des provinces du sud marocain.Seulement, derrière ces aspects magnifiques qui caractérisent la ville se cachent des problèmes qui préoccupent la population locale. En ce moment, les habitants de la capitale du sud et de ses régions souffrent du phénomène des moustiques qui envahissent la ville. Ces célèbres suceurs de sang, qui représentent un danger pour les êtres humains en raison de la transmission des maladies contagieuses, provoquent un grand dérangement pour la population.
La chaleur étouffante en cette période de fin de la saison estivale favorise encore le climat pour ces moustiques, vecteur de transmission des maladies. Cependant, le grand problème qui préoccupe le plus les habitants de la ville réside dans le manque d’eau potable. Une seule possibilité pour s’approvisionner en cette denrée vitale : la citerne, que l’on appelle localement « Elcouba ». 6.5 dirhams pour deux cents litres. Le comportement des conducteurs de ces citernes suscite la colère des ménagères. La solution de dessalement de l’eau de mer est de nature à mettre un terme au problème dans la région. La formule est onéreuse.
En attendant, les habitants continuent de guetter le passage de la citerne. Le klaxon de cette dernière est connu chez les enfants. Dès qu’elle arrive, ils en rendent compte à l’intérieur de la maison. « Maman, la citerne… ». Jusqu’à quand ?

• Abdellah Bouzerda
Correspondance régionale

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *