L’éblouissement des sens

Le style de Nadia Alami-Bahnini est raffiné. Les R’batis l’ont constaté de visu à l’occasion du premier défilé Jaipour. Sur les rythmes d’une musique des mille et une nuit, des créatures de rêves, vêtus en soie, mousseline, dentelles ou tout simplement en coton ont donné un aperçu de l’immense talent de cette créatrice.
Dans un début de soirée estivale, les «filles Jaipour» ont rafraîchi l’atmosphère. Détendues mais élégantes, elles ont présenté des tenues de plage tendance ethnique. Chez Jaipour, le traditionnel est une affaire de tous les jours. La collection des maillots de bain a en effet été rehaussée par de magnifiques «Kmiss». Cet habit que toute marocaine possède a mué en vêtement de plage raffiné. Leurs couleurs acidulées, allant du blanc au noir en passant par de différents tons de mauve et de rouge ont émerveillé les dizaines de femmes mais surtout les quelques hommes qui ont assisté au défilé. Tous ou presque ne pensaient qu’aux prochaines vacances au bord de la mer. Toute aussi élégante et confortable, la collection prêt-à-porter a joint des tenues sportswears à d’autres plus classiques.
Toute l’élégance italienne pouvait se voir lors de cette seconde partie du défilé. Un show urbano-chic de tailleurs décorés de strass, de tops raffinés et de pantalons droits et stricts accompagnés de pulls moulants qui révèlent plus que ne cachent toute la sensualité du corps féminin. De la féminité, les tenues Jaipour en regorgeaient en effet à l’image de ces robes du soir. C’est que la Marocaine a le droit de se sentir à l’aise tout en étant magnifiquement parée. Chacune des tenues qui ont été présentées est en parfaite symbiose avec l’atmosphère de fête. Les matières utilisées, cuir, perles ou encore lacets témoignent d’un grand effort créatif. On dirait que Nadia Alami-Bahnini voulait personnaliser ces tenues pour soirées en paillettes. Le dernier volet de ce défilé était le traditionnel caftan marocain. Khadija El Arabi semblait vouloir recréer ce vêtement qui fait la fierté de toute Marocaine.
Le traditionnel de la coupe est resté pratiquement le même, mais la touche Jaipour concernait les étoffes. Il était beaucoup question de soie, mais également de dentelle, de mousseline, d’organza et même de patchwork. En dessinant ces modèles, la styliste visait une femme sensuelle et sûre d’elle en toutes circonstances. Les bijoux et accessoires portaient la signature de Nadia Alami-Bahnini. Cette dame qui, après avoir fait des études de management, s’est tournée vers la fabrication de bijoux avant de lancer la création de ses propres modèles. Des modèles, il y en avait bien sûr ce vendredi soir à Rabat. Mais alors que les mannequins défilaient, on sentait surtout la volonté de créer une mode «made in Morocco», faite par des Marocains et pour des Marocaines.

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