L’Ecosse sans nouvelles du Libyen Al-Megrahi

L’Ecosse sans nouvelles du Libyen Al-Megrahi

Les autorités écossaises chargées de superviser le contrôle judiciaire d’Abdelbaset Al-Megrahi, le Libyen condamné à la prison à vie pour l’attentat de Lockerbie et rapatrié en août, sont sans nouvelles de lui, a affirmé mercredi le quotidien britannique The Times.
Un journaliste du Times s’est rendu dimanche soir au domicile du Libyen, situé dans la banlieue de Tripoli, mais pour se faire dire qu’il ne s’y trouvait pas. Le lendemain, une visite a également été rendue au Centre médical de Tripoli, l’hôpital où il est soigné pour son cancer en phase terminale, mais Al-Megrahi n’y était pas non plus. Une nouvelle visite à son domicile a également été vaine. «Ils sont tous partis», a indiqué un garde au Times, refusant de faire plus de commentaire. Interrogé par le Times, Jonathan Hinds, du Conseil d’East Renfrewshire, les autorités locales écossaises responsables du contrôle judiciaire d’Al-Megrahi, a indiqué qu’il n’avait pas non plus réussi à parler au téléphone au condamné mardi soir. Un homme répondant au téléphone a affirmé qu’Al-Megrahi était trop malade pour parler. «Nous allons continuer à essayer d’entrer en contact avec Al-Megrahi demain» mercredi, a précisé un porte-parole du Conseil. S’il était avéré que le condamné ne respectait pas les conditions de son contrôle judiciaire, «nous préviendrions le gouvernement écossais à qui reviendrait la décision d’une éventuelle action».
Selon les conditions de son contrôle judiciaire, le Libyen ne peut pas changer de domicile ni quitter Tripoli et doit rester en communication régulière avec le Conseil d’East Renfrewshire. Al-Megrahi, 57 ans, avait été condamné pour son implication dans l’explosion d’un avion de la Pan Am en 1988 au-dessus du village écossais de Lockerbie. Le Libyen avait été relâché le 20 août par le gouvernement écossais pour raisons de santé. Atteint d’un cancer de la prostate en phase terminale, il était immédiatement rentré en Libye.
Sa remise en liberté par l’Ecosse a suscité une vive émotion, en particulier aux États-Unis d’où étaient originaires la plupart des 270 victimes de l’attentat.

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