L’éducation informelle en marche

La généralisation de l’éducation et la lutte contre l’analphabétisme sont une priorité nationale après l’unité territoriale, ce qui nécessite le déploiement d’efforts considérables pour pallier les déficiences et garantir le droit à l’éducation aux enfants non scolarisés.
C’est ce qu’a déclaré Mme Najima Ghozali, secrétaire d’Etat chargée de l’alphabétisation et de l’éducation informelle lors d’une rencontre qui a eu lieu en début de semaine. La rencontre s’est déroulée en présence de M. M’Hamed El Khalifa, ministre de l’Artisanat et de l’Economie sociale, du délégué de la mission franco-belge au Maroc, de la représentante de l’Unicef et de plusieurs représentants d’organisations internationales et d’ONG. C’est ainsi que le secrétariat d’Etat chargé de l’alphabétisation et de l’éducation informelle a présenté les programmes d’éducation informelle au profit des enfants exerçant dans le secteur de l’artisanat. Le programme en question a été réalisé à partir d’une étude de terrain basée sur une approche qui tient compte des conditions psychologiques et socio-économiques des enfants exerçant différentes activités et bénéficiant des programmes d’éducation informelle. Le but étant, bien entendu, de les aider à concilier éducation et travail dans le domaine de l’artisanat. Mme Ghozali a, par ailleurs, estimé que le travail des enfants est un phénomène complexe qui ne peut être combattu sans la conjugaison des efforts de la société civile et des différents intervenants. Pour sa part, M. Khalifa a rappelé la disposition de son département à activer les programmes d’éducation informelle pour être au service de cette catégorie, étant donné qu’elle représente la pierre angulaire de tout développement durable, ajoutant que l’éducation des enfants se trouvant hors du circuit scolaire constitue un devoir national émanant des valeurs culturelles et civilisationnelles de notre société.
Lors de cette rencontre, il a été procédé à l’examen des conclusions de l’étude d’investigation sur la détermination des besoins éducatifs et pédagogiques nécessaires à l’élaboration des fichiers didactiques destinés aux enfants bénéficiant des programmes d’éducation informelle. Il y a quelques temps, la secrétaire d’Etat a tenu une réunion de travail avec M.Georges Bonan, responsable à la direction des relations internationales et la coopération décentralisée à la ville de Montpellier en France.
Mme Rhozali a suggéré à M. Bonan un soutien à l’expérience marocaine dans le domaine de l’éducation non formelle et la lutte contre l’analphabétisme. Le responsable français de son côté, a exprimé sa volonté de renforcer les mécanismes d’une coopération sérieuse et constructive avec le Royaume du Maroc en tant que pays méditerranéen. M.Bonan a promis de fournir l’aide et le soutien matériels et techniques nécessaires à la réussite des projets et des programmes d’éducation et de formation.
Particulièrement les projets qui considèrent que le facteur humain est un facteur fondamentalement déterminant dans le domaine du développement.
Georges Bonan a suggéré, par ailleurs comme première étape, que la coopération soit concentrée sur la réalisation de projets (dans le secteur de la lutte contre l’analphabétisme et l’éducation non formelle) dans la région Souss-massa-darâa. A cette cadence, tous les efforts entamés dans ce secteur devraient aboutir dans les plus brefs délais.

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