L’effet Zapatero

L’effet Zapatero

Kofi Annan a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de prolonger de 10 mois supplémentaires le mandat de la Minurso. C’est vendredi 30 avril que le Conseil de sécurité devra se prononcer sur ce dossier.
Dix mois supplémentaires qui permettront au Maroc de peaufiner sa proposition. Après avoir rejeté la totalité du plan Baker II, Rabat estime aujourd’hui que si les « lignes rouges » ne sont pas dépassées, toute option sera acceptée. Par « lignes rouges », le Maroc entend sauvegarder sa souveraineté sur les provinces du Sud. En d’autres termes, il n’est pas question d’accepter la notion d’indépendance.
Cette nouvelle position marocaine n’est point un signe de faiblesse. Au contraire. Le Maroc montre qu’il est capable, grâce à la légitimité de sa cause, de convaincre les puissances mondiales d’adopter sa vision.
Justement, cette vision marocaine se résume à assurer un développement économique et social des Sahraouis, des citoyens marocains à part entière. L’essor des provinces du Sud a été freiné par un conflit artificiel qui n’a que trop duré.
Depuis quelques mois, le Maroc a pris des initiatives courageuses et qui donnent leurs fruits aujourd’hui. Sans s’attarder sur les impairs, pas très graves, commis par les autorités marocaines, force est de constater que le Maroc a passé avec succès plusieurs tests. Ce qui fait dire à un responsable proche du dossier du Sahara, que « le Maroc est sorti du creux de la vague ».
Les changements à la tête de l’Exécutif espagnol auront, et ont déjà, des impacts considérables sur le moral des chefs polisariens. Ils ne cessent de multiplier les visites et les missives à l’adresse des officiels espagnols. Aidés par un important réseau d’associations espagnoles pro-polisariennes, les séparatistes lancent actuellement une vaste campagne de désinformation, axée essentiellement sur notre voisin du Nord.
Par ailleurs, selon des sources associatives marocaines installées en Espagne, de graves divergences sont nées au sein même de l’état-major des polisariens. En clair, certains responsables du polisario veulent regagner le Maroc. Les renseignements militaires algériens qui tirent toutes les ficelles ne savent plus quoi faire. Ils essayent de sauver les pots cassés.
Autre élément qui perturbe les polisariens et l’Algérie, les échanges de visites organisées par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR). A leur retour, les civils séquestrés dans les camps de Tindouf et présentés au monde comme des réfugiés ont systématiquement tendance à raconter ce qu’ils ont vu au Maroc. De quoi anéantir définitivement les efforts de propagande du polisario. D’ailleurs, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a mentionné ces échanges de visites dans son dernier rapport au Conseil de sécurité.
« L’échange de visites familiales s’est déroulé sans heurts », a-t-il dit. À ce jour, cinq échanges de visites de 5 jours, auxquels ont participé au total 240 personnes de part et d’autre, ont eu lieu entre Laâyoune et les camps de Tindouf. Le 9 avril 2004, le premier échange de visites familiales, auquel ont pris part 50 personnes de part et d’autre, a eu lieu entre la ville de Dakhla et les camps de Tindouf. Les échanges seront bientôt étendus à d’autres villes marocaines comme Smara et Boujdour.

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