L’égalité des genres dès la classe

L’égalité des genres dès la classe

Il n’y a pas mieux que l’inculcation de concepts, à l’instar de l’égalité des genres, dès le bas âge. Le projet «Assistance technique de l’UE à la mise en œuvre du plan d’action stratégique à moyen terme pour l’institutionnalisation de l’égalité entre les sexes dans le système éducatif au Maroc», dont le bilan a été présenté mercredi à Rabat, abonde dans ce sens. Encore faut-il que ce plan trouve sa place dans les esprits et les classes. «C’est le démarrage de ce projet qui importe; cependant sa traduction en réalité demeure un défi.

D’où l’intérêt de commencer par les classes», a précisé Rachid Belmokhtar. Hélas, «le chemin est long» et des efforts colossaux sont à fournir. Aussi des défis énormes sont à relever dans le milieu rural notamment. Mais ce n’est pas tout. C’est un travail sur les mentalités qui est censé également être fait. Le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, qui a remonté le temps en évoquant ses années d’étude, a rappelé qu’un nombre de filles sont forcées par leurs parents pour quitter les études à partir du collège.

Alors que faire ? «Le meilleur moyen pour préparer des mères c’est d’éduquer celles qui sont déjà dans les classes à l’égalité des genres», a-t-il proposé entre autres. En ce qui concerne le budget consacré au genre, le ministre de tutelle a exprimé son envie de le voir mis en place. Et c’était à l’ambassadeur et chef de la délégation de l’UE au Maroc de lui répondre. «L’UE a débloqué un nouveau don d’un milliard de dirhams outre un investissement de 2,5 MMDH étalé sur les quinze dernières années», a détaillé Rupert Joy qui s’est exprimé tantôt en arabe, tantôt en français. Pour lui, l’éducation est une priorité majeure pour la transition vers une égalité réelle afin que celle-ci ne demeure pas lettre-morte.

De plus, l’égalité des genres est, à ses yeux, est «un sujet complexe et difficile de par son importance énorme pour le Maroc». Dans ce sens, il n’a pas manqué, lors de cette rencontre tenue parallèlement à la célébration des journées nationales de la femme et de l’alphabétisation, de rappeler des chiffres alarmants. «55% des femmes dans le milieu rural sont analphabètes. Ce n’est pas digne pour le Maroc», a martelé le numéro un de la délégation européenne. C’est pourquoi il a appelé à fournir davantage d’efforts pour contrecarrer ce fléau.

Ceci étant, la mise en œuvre des éléments du projet s’est basée sur des principes relatifs au développement des compétences, à la valorisation de l’expertise existante au sein du ministère de tutelle et à l’approche d’accompagnement et de suivi. Ceci outre la mise en œuvre des principes du dialogue et de la concertation entre les services centraux et décentralisés du ministère et ses partenaires principaux dans l’institutionnalisation de l’égalité entre les sexes.

Ledit projet s’articule autour de trois axes, à savoir le processus d’institutionnalisation de l’égalité entre les sexes, l’élaboration de stratégie et d’outils de communication et l’allocation d’un budget sensible au genre.

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