L’enseignement du français au cœur d’un débat universitaire à Tétouan

L’enseignement du français au cœur d’un débat universitaire à Tétouan

La baisse du niveau des étudiants dans la langue de Voltaire parmi les questions traitées

En dépit du renouvellement des pratiques pédagogiques universitaires, le problème des incompétences des étudiants demeure posé avec acuité.

Mettre en avant la place de l’enseignement de la langue française dans le cursus universitaire ainsi que son rôle en tant que levier de l’accès à la réussite académique, aux savoirs dispensés dans le giron de l’université et à l’insertion professionnelle. Ce sont parmi les objectifs majeurs d’une journée d’étude, dont les travaux viennent d’être organisés à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Tétouan (FLSHT). Cet événement a été initié par le département de langue et littérature françaises (DLLF) dans le cadre de ses activités scientifiques et en partenariat avec le Laboratoire de recherche sur le Maghreb et la Méditerranée (LAREMM) et la FLSHT (Université Abdelmalek Essaadi) sous le thème «La langue française à l’université : diagnostic d’un dysfonctionnement». Selon les organisateurs, le français jouit, en tant que langue étrangère, d’un statut particulier dans le paysage linguistique marocain. Considéré comme langue véhiculaire ou de culture et de spécialité, «sa maîtrise constitue le levier de l’accès à la réussite académique, aux savoirs dispensés dans le giron de l’université et à l’insertion professionnelle. Nonobstant, les mêmes obstacles s’érigent face aux étudiants s’aventurant dans les dédales de l’apprentissage de cette langue. Qu’elle fasse partie d’un module transversal à destination des étudiants arabophones, à ceux des filières scientifiques et techniques ; ou qu’elle relève d’une spécialité choisie à bon escient qui s’apparente à la filière études françaises, l’acquisition de cet important instrument linguistique est une entreprise semée d’embûches», a-t-on précisé.

Cette manifestation a fait la part belle aux sujets prioritaires et grands problèmes, dont la question de la baisse du niveau des étudiants en français qui continue de préoccuper les décideurs en matière de pédagogie. Il y a lieu de citer que pour remédier à cette situation, le département de tutelle avait adopté le projet de la commission nationale des langues consistant à publier le manuel «Cap Université» en langue française, et ce conformément aux orientations du programme d’urgence 2009-2012. L’objectif de ce manuel est le renforcement en langue française des étudiants, notamment des filières des lettres et des sciences humaines, des filières sciences et techniques et des filières juridiques, économiques et de gestion.

Les intervenants ont convenu qu’en dépit du renouvellement des pratiques pédagogiques universitaires, le problème des incompétences (au niveau du dictionnaire phrastique et discursif) des étudiants demeure posé avec acuité, incompétences liées au discours académique et au technolecte des spécialités.

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