L’entraide nationale en milieu rural

L’entraide nationale joue un rôle précurseur dans le domaine social.
L’assistance aux populations défavorisées se fait essentiellement à travers l’entraide nationale, notamment dans le monde rural. La lutte contre la pauvreté, l’analphabétisme. Deux domaines où plusieurs actions sont entreprises par l’institution pour combattre les affres de l’exclusion sociale.
La nouvelle stratégie de l’entraide nationale s’oriente vers l’assistance des populations vulnérables, ainsi que vers le soutien et l’insertion dans la vie active. Les opérations se concrétisent en collaboration avec les départements concernés et en partenariat avec les différentes composantes de la société civile.
Cette stratégie vise essentiellement l’assistance et le soutien au profit des franges défavorisées de la société. Les enfants abandonnés, les enfants en situation précaire, les jeunes filles et femmes en situation difficile, les handicapés nécessiteux et les personnes âgées n’ayant pas de soutien familial, constituent la cible des opérations de l’entraide nationale en vue d’assurer leur insertion dans la vie active de la société. Depuis 1957, date de création de l’institution, l’entraide nationale est à pied d’œuvre en vue d’atténuer les souffrances des populations démunies, notamment dans le milieu rural. La tâche est d’une grande ampleur. Dans les régions, l’entraide nationale est un outil de la politique sociale du gouvernement.
La lutte contre les inégalités sociales a toujours été une préoccupation des pouvoirs publics en vue d’améliorer le niveau de vie de la population. Cette question a connu un regain d’intérêt depuis la deuxième moitié de la décennie 90 avec l’érection de la dimension sociale au rang de priorité.   
Le renforcement des politiques sociales a conduit à une modification de la structure du budget de l’Etat avec une augmentation des crédits ouverts, réservés aux secteurs sociaux de 40,9% du budget de l’Etat en 1992 à 47,4% en 2002.   
La stratégie sociale vise l’élargissement de l’accès des populations défavorisées aux services sociaux de base à travers notamment, la promotion de l’emploi, le développement des services sociaux de base en milieu rural, en particulier l’éducation et la santé, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, la mise en place de nouveaux dispositifs tels que l’Agence de développement social, la contribution de l’Etat à l’assistance aux personnes en difficulté et les micro-crédits.
Pour ce faire, il importe de procéder à l’identification des populations cibles, de sensibiliser davantage les différentes parties de la société civile à l’égard des problèmes sociaux, d’impliquer les conseils régionaux, les collectivités locales et les associations actives sur le terrain dans la réflexion, la décision et l’action et enfin de dégager une politique participative avec les populations concernées et l’ensemble des acteurs dans le secteur social en s’appuyant sur des contrats durables et performants impliquant le suivi et l’évaluation des opérations.

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