L’entreprise se met à la bonne gouvernance

L’entreprise se met à la bonne gouvernance

Depuis plusieurs années, les réflexions et les réformes en matière de gestion des entreprises tendent vers la construction d’un système dit de bonne gouvernance. Créer les conditions de garantie du respect des exigences de ce nouveau système est, en effet, devenu la préoccupation première chez la majorité des décideurs.
Le concept mérite donc réflexion. Un éclairage global sur la notion de gouvernance de l’entreprise, ce qu’elle recouvre, sa raison d’être et sur les résultats que l’on peut en attendre s’impose.
Pour faire simple, la gouvernance d’entreprise est, en fait, l’ensemble des processus, réglementations, lois et institutions qui ont une influence sur la manière avec laquelle l’entreprise est dirigée, administrée et contrôlée. Les acteurs principaux de la gouvernance en entreprise ne sont autres que les actionnaires, la direction et le conseil d’administration. Les autres parties prenantes incluent les employés, les fournisseurs, les clients, les banques, le voisinage, l’environnement et la communauté au sens large.
Le principe de gouvernance concerne l’organisation du management de l’entreprise, les outils de contrôle auxquels elle est soumise ainsi que la nature des relations avec ses actionnaires, notamment quant à leur capacité d’expression. Il s’agit, en fait, d’un concept créé pour parer aux multiples dysfonctionnements dans le mode d’administration de certaines entreprises.
On peut dégager deux grands types de gouvernance d’entreprise. Le premier système privilégie la création de valeur pour l’actionnaire. L’organisation du conseil d’administration et la réglementation en matière de transparence et de rémunération des dirigeants sont définies dans cet objectif. Les intérêts des dirigeants s’alignent sur ceux des actionnaires et des investisseurs financiers.
Dans un deuxième système, on valorise plutôt la création de valeur pour l’ensemble des partenaires. Dans ce cas, on cherchera à créer de la richesse entre les différentes ressources humaines et matérielles par la coopération avec différents types de parties prenantes : clients, fournisseurs, employés, actionnaires, collectivités territoriales…. La performance est mesurée au regard de l’ensemble des partenaires. Ce type de gouvernance favorisera le développement de deux types de capital : le capital financier, mais aussi le capital humain qui inclut savoir-faire, compétences et innovation.
Ainsi, et bien au-delà des mots, certaines notions telles que la projection, la cohérence, la participation, la responsabilisation, l’anticipation ou encore la transparence… sont en train de devenir des impératifs dans le cadre d’une bonne gouvernance.

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