Les accidents de la circulation coûtent cher

Le Premier ministre, Driss Jettou, qui présidait, lundi à Rabat, les travaux du Comité interministériel chargé de la sécurité routière, a affirmé que les accidents de la circulation constituent une problématique sociale et une hémorragie économique entravant le développement du pays, faisant savoir qu’en 2002, le Maroc a enregistré plus de 52.000 accidents corporels ayant fait 3.700 morts et 14.900 blessés graves. En vue de traiter ce fléau, dans le cadre d’une vision stratégique globale dépassant l’approche sectorielle en vigueur jusqu’à aujourd’hui, M. Jettou a appelé tous les départements concernés à adhérer pleinement à la nouvelle stratégie nationale intégrée de sécurité routière, les exhortant à impliquer le secteur privé et la société civile dans l’accompagnement de cette stratégie et la vulgarisation des normes de sécurité routière afin de faire bloc contre les accidents de la circulation. La création de ce comité interministériel, a-t-il rappelé, est intervenue conformément aux Hautes instructions royales en date du 24 février 2001 en vue de prendre toutes les mesures nécessaires pour la lutte contre les accidents de la circulation et pour réduire leur nombre ainsi que les dégâts matériels et humains occasionnés. M. Jettou a annoncé à cette occasion la promulgation d’un texte réglementaire qui institutionnalise ce comité, définit ses prérogatives et son mode de fonctionnement et met en place un comité permanent chargé du suivi des travaux du comité interministériel, qui sera chargé d’accompagner la réalisation des objectifs de la stratégie nationale intégrée et d’évaluer les résultats accomplis. Des comités régionaux de sécurité routière, sous la présidence des walis, seront aussi institués et compteront parmi leurs membres les représentants au plan de la région de l’ensemble des départements concernés, a annoncé M. Jettou, ajoutant que ces comités régionaux auront la charge d’exécuter les objectifs définis par le comité interministériel. Le Premier ministre s’est, en outre, dit convaincu que cette nouvelle structure est de nature à coordonner efficacement les efforts des différents acteurs, à rationaliser l’utilisation des moyens d’intervention et à assurer un suivi efficient et précis des programmes adoptés en matière de sécurité routière au Maroc.

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