Les adhérents d’Essadiq observent un sit-in

En protestation contre le notaire qu’ils accusent d’avoir recouru à des malversations pour faciliter la tâche aux membres du conseil administratif de l’amicale transformée en «société immobilière Essadiq», une centaine des 480 d’adhérents ont observé un sit-in devant lle bureau du juge d’instruction qui se charge de leur affaire.
L’histoire de ces rêveurs d’une «tombe de la vie» remonte à 1990. Em cette année, l’amicale Essadiq a vu le jour pour un objectif purement social : avoir un lot de terrain. Un fois créée, plus de quatre cents personnes se sont présentées pour s’inscrire dans ce projet sociale et économique. Ils ont versé globalement une somme de quarante-cinq millions de dirhams.
Des sommes qui ont permis à l’amicale d’acquérir un terrain à Mohammedia. Seulement, les adhérents ont été surpris par la suite lorsque l’amicale s’est transformée, loin de leurs yeux, en une société d’un capital de quatre-vingt mille dirhams, avec un conseil administratif de huit personnes. Ce conseil administratif a procédé à l’enregistrement du terrain au nom de la société et non pas de l’amicale. Ce qui a été considéré par les adhérents comme une sorte de falsification, une escroquerie menée par les membres du conseil administratif avec la complicité du notaire, Hussein Sefrioui. Ce dernier a effectué des changements illégaux dans les documents. Ce qui a facilité la tâche aux membres du conseil administratif pour mettre la main dans le sac afin de financer d’autres projets et jeter les adhérents par la fenêtre.
Ne pouvant plus supporter ce calvaire et cette souffrance qui a duré, jusqu’à aujourd’hui, douze ans, les adhérents ont réagi devant la porte du bureau du juge d’instruction près la Cour d’appel qui se charge de ce dossier. Ils ont protesté à l’occasion de la décision du juge d’instruction faisant état d’approfondir son instruction dans le dossier qui les oppose au notaire précité et de reporter une fois encore son examen au 13 septembre. Les adhérents n’ont plus toléré ces reports successifs de l’examen de leur dossier. Ils ne réclament que la justice et rien d’autre que la justice.

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