Les autocars de la mort

La question de la sécurité routière refait surface. En effet, l’accident survenu mardi dernier à la sortie du village d’Ameskroud, ayant provoqué la mort de deux personnes et la blessure de 39 autres, dont sept grièvement, pose de nouveau la question de sécurité sur nos routes. L’accident, rappelle-t-on, a eu lieu lorsqu’un autocar venant de Marrakech est entré en collision frontale avec un véhicule léger, en provenance d’Agadir.
Un autre drame causé,encore une autrefois, par le transport des voyageurs. Il vient alourdir le bilan des victimes des accidents provoqués par des autocars. Bilan qui connaît ces derniers temps, une progression alarmante. Il faut dire que le secteur de transport des voyageurs connaît une anarchie, depuis longtemps. Et en dépit des différentes campagnes de sensibilisation et les contrôles effectués dernièrement dans les gares routières, ce fléau continue d’ensanglanter nos routes. Et ce sont presque toujours les mêmes causes qu’on trouve à l’origine de cette calamité, excès de vitesse, inadvertance du conducteur ou état mécanique de l’engin.
En cette période des vacances, les routes nationales connaissent une circulation très dense. L’activité dans le secteur des transports des voyageurs bat son plein. Cela revient à dire que les risques deviennent sérieux.
Les familles partent en villégiatures pour changer la routine de travail et se reposer pour commencer une nouvelle année en bonne forme. Mais lorsque le moyen de transport le plus prisé par une grande majorité des citoyens transforme leurs vacances en cauchemar, la question interpelle vraiment à plus d’un titre. Leur seule et unique faute réside dans le fait d’emprunter ces engins mortels. En effet, les conducteurs de ces engins ne cherchent que le gain rapide au détriment du confort et de la sécurité des voyageurs. Les problèmes commencent aux parages des gares routières. Surcharge, arnaque des voyageurs, non-respect des horaires du départ, arrêts perpétuels dans des endroits risqués et surtout l’excès de vitesse. Le conducteur cherche à parcourir son trajet en un temps record pour pouvoir arriver au moment opportun à l’autre gare routière et faire le retour avec le maximum de voyageurs à bord de son autocar. Ce qui compte pour lui, c’est la recette du voyage aller-retour. Les mesures de sécurité, qu’il faut strictement respecter, restent, quant à elles, un vain vocabulaire. Les feux rouges ne servent plus à rien.
Les panneaux de signalisation sont devenus inutiles.
Face à la recrudescence des accidents provoqués par les autocars, la question d’organiser ce secteur se pose et s’impose plus que jamais, en vue de combattre un fléau qui ne cesse de s’amplifier. Il faut mettre en application les remèdes qu’il faut et les moyens qu’il faut.

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