Les bons offices de Kofi Annan

«Je reste prêt à les aider (les parties) à trouver une solution qui leur permette de sortir de cette impasse et de progresser vers une solution juste, durable et mutuellement acceptable ». C’est ce que vient de déclarer le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.
Dans son rapport intérimaire adressé au Conseil de sécurité, conformément à sa résolution 1.570 du 28 octobre 2004, le sécrétaire général onusien a fait état de la persistance de difficultés pour trouver une solution à la question du Sahara marocain et a offert sa médiation pour la négociation d’une solution définitive et agréée par toutes les parties. Une offre qui résume un rapport plutôt pessimiste quant à une résolution rapide, encore moins définitive, sur un conflit fabriqué de toutes pièces par une gente de mercenaires, celle du Polisario, et leur allié de toujours, l’Algérie en l’occurrence, que la stabilité à la marocaine ne semble pas arranger. Au risque de porter atteinte à toute une région, qui n’est autre que le Maghreb et à toute une population, séquestrée dans les camps de la honte, en terre algérienne, par le Polisario. Sans parler des centaines de soldats et détenues marocains, toujours victimes de famine, de mauvais traitement et de maladies chez un polisario que le secrétaire général des Nations unies n’a pas manqué d’épingler sur ce dossier. « Le front Polisario a annoncé, le 22 janvier 2005, la libération de deux prisonniers de guerre marocains gravement malades, qui ont par la suite été rapatriés au Maroc sous les auspices du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). II en détient encore 410 autres, dont certains depuis de nombreuses années», peut-on lire dans ce document.
La mort de feu Lahmadi, à moins de 48 heures après son rapatriement au Maroc n’a pas été mentionnée. Mais M. Annan n’en persiste pas moins et signe en réitérant son appel à la libération de tous les Marocains encore détenus dans les camps de Tindouf. « Je lance un nouvel appel au front Polisario pour qu’il libère, conformément au droit international humanitaire à de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité et aux déclarations de son président, tous les Marocains qu’il continue à détenir», a-t-il écrit dans ce rapport. Un appel, qui, à moins d’une action concrète de la communauté internationale pour la libération de ces plus anciens prisonniers de guerre de l’Histoire, restera sans doute lettre morte.
L’un des rares éléments positifs dont le secrétaire général fait état reste le succès des opérations d’échanges de visites familiales, entamées en 2004. Entrant dans le cadre de la première phase du programme de mesures de confiance, mise en oeuvre de mars à août derniers, cet important programme aura en effet été une réussite. « En conséquence, le HCR et la MINURSO ont repris le projet en novembre et l’ont poursuivi jusqu’à la fin de 2004 », peut-on lire dans ce document. Une période au cours de laquelle, 270 personnes ont participé au programme, 137 (32 familles) des camps de Tindouf et 133 (41 familles) des villes marocaines de Laâyoune, Dakhla et Smara. Au total 1 476 personnes, soit 754 (473 familles) des camps de réfugiés et 722 (237 familles) du territoire, y ont participé depuis qu’il a été lancé en mars 2004.
Prévue au cours de cette année, la deuxième phase du programme de mesures de confiance attend financement. Le HCR et la MINURSO ont prévu d’organiser une conférence des donateurs à Genève, le 3 février 2005. Le montant total des ressources nécessaires pour mettre en oeuvre la deuxième phase de ce programme a été estimé, à titre préliminaire, à 3,4 millions de dollars.

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