Les cadres du CIH réagissent

Dans un communiqué publié récemment, l’Association des cadres du CIH exprime, à la lumière de l’évolution de ce qu’il a « été communément appelé l’affaire du CIH, ses craintes quant à «l’utilisation à des fins politiques» de cette affaire. Le communiqué rapporte que les cadres de l’Association assistent «à une première dans l’histoire judiciaire du pays où un rapport de synthèses de quelque quatre cents pages, établi par la Brigade nationale de police judiciaire et censé être protégé par le secret de l’instruction en cours se trouve entre les mains de plusieurs rédactions et fait l’objet d’un étalage public».
Sur ce, l’Association s’interroge sur l’origine, le but ainsi que sur les objectifs recherchés par les instigateurs de cette campagne orchestrée de fuites savamment et complaisamment distillées à la presse». Et de s’interroger également sur le timing choisi de ses fuites», car, estiment les signataires du communiqué précité, « ceux qui mènent cette campagne de «lynchage» économique du CIH ne respectent ni la loi ni l’éthique ni la déontologie professionnelle». Une démarche suivie manifestement «pour les rapports de la Commission parlementaire et de l’inspection générale des finances (IGF). Le rapport de la commission parlementaire, à peine achevé, précise-t-on, et avant même sa présentation pour débat au Parlement, était distribué à la presse. Il en a été de même pour la diffusion du volumineux rapport de l’IGF, qui a été diffusé avant même son dépôt au bureau de son premier destinataire, à savoir le ministre des Finances, et avant même sa transmission au CIH pour y apporter la contradiction». Et de conclure que ces violations du principe du secret de l’instruction les amènent «à constater qu’au moins, à trois reprises, rien n’a été fait pour diligenter efficacement une enquête afin de veiller au respect des droits des personnes concernées par les enquêtes, d’éviter et d’empêcher les fuites illégales, d’identifier les auteurs de ces fuites», de les sanctionner et de veiller, enfin, «à la sauvegarde des intérêts du CIH dont l’image a été ternie par la médiatisation à outrance des rapports d’enquêtes».
Par ailleurs, l’Association des cadres du CIH a exprimé sa prédisposition à défendre, par tous les moyens légaux, les intérêts de ses membres et ceux de son établissement.

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