Les carences en micro-nutriments

Marrakech abrite, du 2 au 7 février, les travaux de la 21-ème Conférence du Groupe Consultatif International sur la vitamine « A » (IVACG) et du 3-ème symposium du Groupe Consultatif International sur l’Anémie par carence en fer (INACG).
Plus de 800 scientifiques, chercheurs, médecins et représentants du secteur privé, venus de 75 pays, prennent part à cette manifestation scientifique, initiée par le ministère de la Santé en collaboration avec l’Institut de Nutrition Humaine de Washington, l’Agence américaine pour le Développement International (USAID), l’OMS, la FAO et l’UNICEF.
Cette rencontre, qui se tient tous les deux ans, constitue une occasion pour les participants de confronter les expériences et de partager leurs connaissances dans la perspective de dégager une approche intégrée en matière de lutte contre les troubles dus aux carences en micro-nutriments et d’adopter un plan d’action ayant pour fondements la concertation et l’échange d’expertises en vue de la consécration du principe de « la Santé pour tous ».
Lors de la séance d’ouverture des travaux de cette manifestation, le ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah a affirmé que le Maroc accorde un intérêt particulier à la lutte contre les troubles dus aux carences en micro-nutriments à travers notamment la mise en oeuvre des recommandations de la Conférence internationale sur la nutrition tenue en 1992 à Rome et l’approbation de la Convention des Nations Unies sur le droit de l’Enfant. Dans ce contexte, le ministre a relevé la mise en place d’un cadre regroupant des médecins, des ingénieurs agronomes, des professeurs chercheurs et des spécialistes pour la mise en oeuvre de cette stratégie multisectorielle. Et d’ajouter que le royaume a élaboré également un programme très ambitieux visant à administrer des suppléments à la vitamine « A » lors des journées nationales de vaccination.
De son côté, le directeur de l’USAID-Rabat, James Bednar a indiqué que la carence en micro-nutriments constitue une menace réelle pour la population mondiale, dont la moitié est touchée par des troubles liées à cette carence. Pour sa part, David Alnwick, de l’Organisation Mondiale de la Santé, a passé en revue les différents programmes, mis en place par l’OMS, destinés à assister les pays en développement dans leurs efforts de lutte contre les troubles dus aux carences en micro-nutriments.
Le Dr. Hamid Chekli, chef du service de la Protection de la Santé Infantile au ministère de la Santé, a estimé que les conséquences de la carence en micro-nutriments peuvent être parfois très néfastes sur la santé, particulièrement des enfants et des femmes enceintes et nourrices. Et de préciser que les quatre stratégies proposées portent sur l’administration de suppléments nutritionnels ou médicamenteux aux populations carencées, fer, vitamines « A » et « D », zinc, la fortification qui consiste à ajouter des substances dans des aliments de large consommation quotidienne, farine, huile, lait, beurre, l’éducation nutritionnelle qui porte sur la sensibilisation à la consommation d’aliments riches en ces micro-nutriments, et le renforcement des mesures de santé publique, tel l’allaitement maternel.
Les autres intervenants ont souligné que la lutte contre les troubles dus aux carences en micro-nutriments ne peut aboutir qu’avec la contribution de toutes les composantes de la société civile, des ONG et du secteur privé.

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