Les catastrophes montent en flèches

Les services de la protection civile à Casablanca effectuent en moyenne 30 à 35 mille interventions par an, apprend-on des sources de la protection civile. Ce nombre n’était que de 17 mille en moyenne en 1997.
En terme de proportion, le nombre des interventions de la protection civile à Casablanca augmente annuellement de 25 à 30%. A titre d’exemple pour l’année 2000, puisqu’on dispose seulement de ces statistiques, on compte 30.007 interventions, qui se répartissent comme suit ; 7.407 interventions réalisées par le Centre de Sécurité (CS) de Ben M’sik, 6.510 par le CS d’Aïn Sebaâ, 6.186 par le CS d’Anfa, 5.445 par le CS de Mohammedia et 4.459 par le CS de Poggi (situé près du tribunal de première instance de Casablanca). Concernant la nature des interventions, les services de la protection civile à Casablanca ont effectué entre autres 11.315 concernant des accidents de la circulation, 5.474 en faveur des personnes en danger, 3.263 pour des incendies, 1990 pour des agressions et 798 pour des asphyxies. Tandis que pour la saison estivale 2001, on intervenait essentiellement dans les plages. À ce propos, on compte 264 interventions dont 246 concernent des noyés retirés vivants, 10 noyés retirés morts et 8 rejetés par la mer. En terme de préfecture, on enregistre 122 interventions dans les plages de la préfecture Casablanca-Anfa, 92 à Mohammédia, 24 à Sidi Bernoussi-Zenata, 18 à Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ et 8 à Aïn Chok- Hay Hassani.
Ce nombre des interventions annuelles dépasse les moyens disponibles pour satisfaire les besoins du Grand Casablanca, précisent les mêmes sources. A ce propos, ces moyens ne couvrent actuellement, toujours selon les mêmes sources, que 20% du Grand Casablanca. Une situation qui se répercute négativement sur le temps d’arrivée aux lieux des drames, ajoutent les mêmes sources.

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