Les cimetières de Tanger bientôt réhabilités: L’opération englobera ceux réservés aux musulmans, chrétiens et juifs

Les cimetières de Tanger bientôt réhabilités: L’opération englobera ceux réservés aux musulmans, chrétiens et juifs

Pour la réalisation de ce projet très attendu, la commune urbaine de Tanger a débloqué jusqu’à présent (2015-2016) une enveloppe budgétaire de l’ordre de 3 millions de dirhams.

Le mauvais état de la plupart des cimetières de la capitale du Nord continue de soulever l’indignation aussi bien des militants associatifs que des simples citoyens tangérois. A cet effet, un projet de réaménagement et de réhabilitation vient d’être lancé au profit de l’ensemble des lieux d’enterrement des musulmans, chrétiens et juifs, qui souffrent d’une dégradation avancée. Pour la réalisation de ce projet très attendu alors que la métropole connaît de grands projets structurants, la commune urbaine de Tanger a débloqué jusqu’à présent (2015-2016) une enveloppe budgétaire de l’ordre de 3 millions de dirhams. Alors que ses quatre partenaires traditionnels (en l’occurrence les arrondissements de Béni Makada, M’Ghogha, Souani et Tanger-Ville) participent, pendant la même période de 2015-2016, à ce projet avec un montant de 4,2 millions de dirhams. Comme pour les deux dernières années, «la commune urbaine de Tanger et les quatre arrondissements s’engagent à augmenter au fur et à mesure leur contribution financière à ce projet. Et ce jusqu’à ce que l’ensemble des travaux de réaménagement et de réhabilitation des cimetières, prévus dans ce cadre, prenne fin», indique le premier vice-président du conseil communal, Mohamed Amahjour.

Il est à noter que sur une superficie de 6 hectares, le cimetière catholique de Boubana, qui avait été deux fois (en 2014 et en 2015) victime de profanations, est parmi les premiers bénéficiaires de ce projet. «Le cimetière de Boubana, qui fut créé au début du XXème siècle, est considéré comme patrimoine de la ville. La première phase du projet de réfection et d’aménagement de ce cimetière vient d’être achevée. Alors que les travaux de réalisation de la seconde phase sont en cours d’achèvement», tient à préciser Jamal Bakhat, médecin légiste et chef de division d’hygiène et de contrôle sanitaire à Tanger.

Concernant le projet du réaménagement du cimetière catholique de Boubana, celui-ci a connu, dans le cadre de sa première phase de réalisation, la rénovation du bâtiment principal du site. «Ce bâtiment a été complètement reconstruit et équipé dans le but d’améliorer les services funéraires et autres», ajoute M. Bakhat.

Ce bâtiment comprend, entre autres, une salle d’archives informatisée, une salle d’exposition des corps (un des rites catholiques) et des bureaux administratifs. Il s’agit aussi de la réfection et de numération des allées ainsi que la reconstruction des tombes, qui sont depuis longtemps dans un état lamentable. Ce projet permet «de sauver le plus ancien et premier cimetière non musulman de la ville de l’abandon. Il va aider les familles à trouver facilement la tombe de leur parent», souligne Noureddine Temsamani, un des fondateurs et coordinateur de Tanger world city, une page Facebook dédiée à la ville. 

Outre ce projet de réaménagement des lieux d’enterrement (dont profiteront d’autres cimetières tels ceux d’Al Moujahidine et Merchan), Tanger connaît la réalisation d’un cimetière modèle dont l’avancement des travaux, selon le planning préétabi, souffre de certaines difficultés. S’étendant sur une superficie globale de plus de 15 ha dans la zone Rahrah, ce projet du cimetière modèle sera d’une grande utilité pour désengorger ceux qui sont dans un mauvais état, mais toujours opérationnels. Il prévoit, entre autres, la réalisation d’une mosquée, un centre médico-légal, des locaux servant de lieu d’administration et un parking.

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