Les côtes marocaines hors de danger

Les côtes marocaines hors de danger

Le week-end dernier, onze tonnes d’hydrocarbures ont été récupérées des plages de Getares et d’El Rinconcillo dans la région d’Algésiras après la rupture en deux du «New Flame». C’est ainsi qu’une équipe d’une soixantaine de pompiers, d’employés des services de nettoyage et de volontaires écologistes, travaille depuis samedi pour récupérer des plages d’Algésiras des tonnes d’hydrocarbures mélangées au sable et à l’eau. Le New Flame, un cargot de transport de ferraille était entré en collision le 12 août dernier avec le pétrolier danois «Torm Gertrud» dans la baie d’Algérisas. Selon de ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, cette collision n’a eu aucune répercussion  sur les côtes marocaines. «Il n’y a aucun risque de pollution pour nos côtes», affirme un responsable du département de l’Environnement du ministère avant d’ajouter que «des équipes espagnoles avaient mis des barrages flottants pour éviter la dispersion du fuel et une opération a été menée afin de pomper les 500 tonnes de fuel que transportait le cargo».
Notons qu’en cas de pollution maritime accidentelle par les hydrocarbures ou les substances nocives, un plan d’urgence a été mis en place.
Ce «plan d’urgence national de lutte contre la pollution maritime accidentelle» a été institué par décret depuis 1996. Le département de l’Environnement s’est doté d’un Service stratégie d’intervention qui joue le rôle de secrétaire permanent du plan. Ce service contribue ainsi à la coordination et la réalisation de projets de prévention et de mise à jour du plan, de la formation du personnel ainsi qu’à la mise en œuvre des actions de sensibilisation. Plusieurs départements sont concernés par ce plan. En mer, les opérations de lutte contre la pollution maritime sont menées par l’Inspection de la Marine royale et en étroite collaboration avec plusieurs départements dont la Marine marchande, les pêches maritimes, la Gendarmerie royale, les Forces Royales Air.
Une priorité est donnée aux exercices pour tester les matériels ainsi que la qualification du personnel. Selon le ministère, des exercices de simulation ont déjà été organisés en 2002, 2004, 2006 et le prochain exercice est prévu en 2008.
Du côté espagnol, les ONG espagnoles de défense de l’environnement dénoncent le «mutisme des autorités espagnoles» qui, selon elles, ne voulaient pas informer les citoyens sur les risques réels que peut engendrer ce genre d’accident. C’est ainsi que l’ONG espagnole «Ecologistes en Action» a accusé, lundi 24 décembre, le gouvernement d’Algésiras de «terrorisme écologique» après l’échouage total du cargo Flame avec à son bord pas moins de 42.000 tonnes de ferraille. Selon cette organisation, l’échouage du cargo aura «un impact terrible sur l’environnement avec des risques sur la santé publique qui se feront sentir dans un avenir très proche».

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