Les déceptions d’un poète

Dans une déclaration à la presse, le secrétaire général de l’UEM, Hassan Nejmi, a relevé une quasi-absence des questions à caractère culturelle dans la campagne électorale, à l’exception d’un nombre limité de partis qui ont abordé quelques aspects de la vie culturelle, comme la production et la créativité. Ceci dénote, a-t-il relevé, que la majeure partie de la classe politique marocaine considère la culture comme un secteur secondaire et un «facteur subsidiaire derrière le politique». Nombre d’intellectuels ont toutefois décidé de s’engager dans la course électorale en tant que candidats, a observé M. Nejmi qui a fait part de sa conviction que les présentes élections ne peuvent pas se réduire à une simple activité politique, mais s’imposent plutôt comme une expression de la vie culturelle marocaine.
A une question sur l’influence du phénomène de l’analphabétisme qui touche 61 % du corps électoral, M. Nejmi a fait observer que la majorité des partis politiques a présenté des cadres supérieurs et des universitaires de différents horizons, ce qui constitue une avancée indéniable, a-t-il dit. M. Nejmi estime que le niveau d’instruction du corps électoral, composé en majorité d’analphabètes, n’influencera pas le choix des électeurs, ni d’ailleurs l’aspect technique de l’opération électorale. Les électeurs porteront leur choix sur les partis connus, a-t-il estimé, ajoutant que «les personnalités jouissant d’une notoriété locale seront élues de toutes les manières».
A quelques exceptions près, les symboles utilisés par les partis dans la campagne consacrent une dimension visuelle pour une meilleure indentification du paysage politique marocain, a-t-il dit, affirmant que les acteurs politiques sont tenus, non seulement de produire un discours politique ou des programmes élaborés, mais également de donner l’exemple par leur éducation, leur culture et leur comportement.
«En méditant les symboles choisis par certains partis, je constate que la culture plastique et esthétique est quasi-absente dans la pensée de la majorité de l’élite politique», a-t-il dit, se demandant si certains acteurs politiques ont déjà eu l’occasion de sonder l’esthétique d’un film, contempler une oeuvre picturale ou visiter une exposition d’arts plastiques.
Hassan Nejmi déplore ainsi chez les acteurs politiques leurs méconnaissance totale de disciplines qui auraient pu les soutenir dans l’expression d’une identité visuelle claire et significative.

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