Les deux dimensions de la cause marocaine

Les deux dimensions de la cause marocaine

Depuis plusieurs mois, le silence qui entourait la séquestration de plusieurs centaines de Marocains à Tinfouf commence à faire l’objet de scandales dans les instances et coulisses internationales. Dans le même ordre, des voix ne cessent de s’élever pour l’amorce de négociations politiques entre le Maroc et l’Algérie.
A l’occasion de la prolongation de trois mois du mandat de la Minurso, adoptée vendredi dernier par le Conseil des Nations unies, dans le but d’arriver, entre temps, à une solution consensuelle et durable à ce sujet, à la fin du mois d’avril, la France s’est prononcée en faveur d’une solution politique à la question du Sahara.
« La France soutient la recherche d’une solution politique qui soit agréée par l’ensemble des parties dans le cadre des Nations unies et sous l’égide de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, James Baker », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Hervé Ladsous ; sachant que le Royaume du Maroc est déterminé à aller jusqu’au bout dans la défense de son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale.
Dans le même moment, une offensive diplomatique a été amorcée ces dernières années, surtout en Europe et en Amérique Latine.
Dans ce cadre, épris par des idéaux de justice et de liberté, un groupe d’Eurodéputés a appelé à la libération immédiate et sans condition des prisonniers marocains encore détenus à Tindouf.
Dans un appel aux instances internationales et à l’opinion publique mondiale, remis au Secrétaire Général des Nations unies, Kofi Annan, à l’occasion de sa visite à Bruxelles jeudi dernier, pour recevoir le « Prix Sakharov » qui lui a été décerné par le Parlement européen, ces Eurodéputés ont dénoncé les violations des droits de l’Homme dont sont victimes les populations civiles dans les camps de Lahmada.
Les principaux signataires de cet appel sont Enrico Ferri, Generoso Andria et Luigi Cesaro, du Parti Populaire Européen, Alima Boumedienne-Thiery et Patricia Mckenna, du groupe des Verts, Johan Van Hecke, du Parti européen des Libéraux et Maj Brit Theorin du Parti Socialiste Européen.
Les signataires de cet appel, qui se déclarent animés par la volonté de contribuer au règlement du conflit du Sahara et attachés à une solution politique jouissant de l’accord des parties, ont exigé la libération immédiate et sans conditions des prisonniers marocains détenus par les séparatistes du polisario à Tindouf.
Et de préciser qu’en plus des tortures les plus cruelles qu’ils subissent, ces prisonniers sont assignés aux travaux forcés et font l’objet de différentes formes d’intimidation et de chantage, et sans aucun respect du Droit international.
D’où la nécessité d’une intervention urgente de la part de la Communauté internationale. Or, après la mise en place d’un pont aérien entre le Maroc et les lieux de séquestrations de ces détenus et des population marocaines sahraouies retenues dans les territoires algériens, il est temps maintenant qu’il y ait une solution réelle et définitive à ce problème qui n’a que trop duré. Qui relève d’une époque dite de guerre froide, révolue à jamais et dans le règlement ne saurait se faire que dans le cadre de la souveraineté nationale du Maroc.

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