Les enfants de migrants intégrés dans les écoles

Les enfants de migrants intégrés dans les écoles

Leur nombre se chiffre aujourd’hui à plus de 6.200 dans différents établissements

L’OFPPT a consacré 1.000 places pédagogiques annuellement pour recevoir des stagiaires issus de pays africains, dans le souci de contribuer au développement de la coopération Sud-Sud et triangulaire.

L’intégration des migrants passe aussi par l’école. Les enfants de migrants se trouvant sur le sol marocain ont en effet, accès à différents services. En plus du droit aux soins, ils peuvent bénéficier d’un accès aux établissements scolaires sur le territoire national. Les chiffres sont édifiants. Le ministre délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, Abdelkrim Benatiq, a déclaré au début de ce mois de décembre 2017 que plus de 6.200 enfants issus des migrants africains sont intégrés dans le système national poursuivant leurs études dans les écoles marocaines avec le soutien de la société civile. Benatiq qui s’exprimait devant les membres du Parlement a expliqué que l’ensemble de ces acquis qui couvre notamment le droit au logement social, l’accès à l’école publique et aux services médicaux, s’inscrit dans le cadre de la politique de la migration lancée par le Maroc en 2013.

Les enfants des réfugiés ne sont pas en reste. Ces derniers figurent également dans la liste des bénéficiaires du droit à l’éducation. Au total, ils sont aujourd’hui 1.262 enfants issus des familles de réfugiés qui suivent leurs études dans les écoles marocaines, soit 75% des enfants de réfugiés. Il faut dire que grâce à la stratégie nationale d’immigration et d’asile, les enfants des ressortissants étrangers qu’ils soient réfugiés ou simples migrants, toutes nationalités confondues, ont un accès ouvert et gratuit aux établissements scolaires publics primaires et secondaires sur la même base que les Marocains. Ladite stratégie se traduit par une démarche intégrée qui permet une régularisation de la situation juridique des migrants et des réfugiés pour permettre justement un accès aux droits fondamentaux, notamment l’éducation, la santé, le logement, l’emploi, l’accompagnement social et juridique, et les prestations sportives et d’animation. Le but reste bien évidemment de faciliter l’insertion des migrants. Une insertion qui se traduit également par un accès à la formation professionnelle. Sur ce plan, le ministre délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, Abdelkrim Benatiq, a fait savoir que l’Entraide nationale et le Croissant Rouge marocain pilotent des expériences réussies. Dans la formation professionnelle, les chiffres reflètent un grand effort fourni par les autorités marocaines. L’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) a, dans ce sens, consacré 1.000 places pédagogiques annuellement pour recevoir des stagiaires issus de pays africains, dans le souci de contribuer au développement de la coopération Sud-Sud et triangulaire. Il faut dire que les places réservées aux candidats étrangers ont augmenté sensiblement alors qu’ils n’étaient que 32 stagiaires en 2005-2006 seulement. Plus loin encore, l’Office inscrit ces actions «dans une perspective de transfert de compétences et de partage d’expertise avec les pays africains amis» à travers l’inauguration de nombreux centres de formation de différents pays du continent. Les efforts du Maroc dans le domaine de la formation professionnelle ont été payants puisque des centaines de stagiaires issus de pays africains partenaires ont déjà été formés par l’OFPPT dans différentes spécialités. A noter que l’Office va se doter d’une direction chargée du développement de son offre en Afrique et à l’international.

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