Les enfants et les femmes de Bab Sebta sous la loupe des députés

Les enfants et les femmes de Bab Sebta sous la loupe des députés

Examen en commission d’un rapport sur les femmes exploitées par les réseaux de contrebande

Les parlementaires veulent prendre à bras-le-corps le dossier de la contrebande dans le préside occupé de Sebta. En effet, le rapport d’une mission d’information parlementaire sur la situation des femmes exploitées dans le transport des produits de contrebande sera examiné aujourd’hui au Parlement par les membres de la commission parlementaire permanente chargée à la Chambre des représentants des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Dans le détail, le rapport révèle que 3.500 femmes et 200 mineurs faisaient quotidiennement l’aller-retour à Bab Sebta pour le transport de marchandise pour le compte de certains commanditaires. La même source avait expliqué que les femmes et enfants exploités recevaient des sommes modiques parfois au péril de leurs vies contre le transport des marchandises en question alors que le reste allait dans les poches des commanditaires.

La mission d’information était également destinée à s’informer des conditions difficiles de ces femmes exploitées.

D’ailleurs, la mission d’information parlementaire avait été décidée par les députés suite à un incident tragique ayant coûté la vie à trois femmes dans cette région. Il faut dire que les bousculades étaient monnaie courante à Bab Sebta car un total de 8.500 «transporteurs» fréquentait l’endroit au quotidien pour remplir les tâches fixées par les commanditaires. Il faut préciser que depuis la réalisation de la mission d’information parlementaire, le poste de Bab Sebta a été fermé devant le transport des produits issus de la contrebande. En effet, les longues files de femmes et d’hommes actifs dans ce qui est communément appelé contrebande «vivière» ont petit à petit disparu en raison des fermetures répétées des postes de «Tarajal». En plus des conditions de transport pour le moins très difficiles ayant déjà coûté la vie à de nombreuses femmes dans la région, l’économie locale et même nationale subissaient les contrecoups de la propagation du phénomène de la contrebande.

Le montant du préjudice a même été estimé par les autorités douanières à pratiquement 8 milliards de dirhams et ce rien que pour la ville de Sebta. Il faut préciser par ailleurs que la mission d’information parlementaire est également consacrée à la situation des enfants abandonnés. Il faut dire que le dossier commence réellement à inquiéter. Interpellé sur ce dossier il y a quelques jours au Parlement, le gouvernement, par la voix de la ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger (MRE), Nezha El Ouafi, s’est dit «préoccupée» par la question des mineurs marocains non accompagnés qui se trouvent en situation irrégulière, notamment en Espagne. «Une question majeure se pose au problème du rapatriement, à savoir les difficultés liées à l’identification de ces mineurs. Le deuxième point a trait aux diverses conventions internationales qui accordent la protection de ces enfants par les pays d’accueil», avait déclaré la ministre dans sa réponse lors de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers. Il faut préciser que la réunion des membres de la commission parlementaire permanente chargée à la Chambre des représentants des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger doit permettre d’approfondir le débat sur la situation et déboucher sur des recommandations pour trouver des solutions.

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