Les factrices sonneront deux fois

La première fournée de femmes facteurs, lauréates de l’Institut National des Postes et des Télécommunications INPT de Rabat, parcoure désormais les rues et avenues de la capitale. Le métier qui était une chasse gardée des hommes s’ajoute à d’autres professions exercées désormais par la femme marocaine. Aujourd’hui, il n’est plus surprenant de voir s’activer devant vos portes ou dans les cages d’escaliers, des tuniques bleues. Ce sont des factrices qui s’ajoutent progressivement aux femmes agents de circulation dans les principales avenues des villes marocaines et agents de la protection civile. Hind El Jarjani, factrice à Rabat, estime que l’exercice par la femme de professions, qui étaient autrefois du seul ressort des hommes, n’est pas fortuit, mais bel et bien le fruit de ses efforts, de sa patience et de ses compétences dans différents domaines. Elle explique, par ailleurs, que l’exercice par la femme de la fonction de factrice n’est pas insolite ou extravagant pour la femme, celle-ci étant réputée pour son aptitude à défier toutes les difficultés rencontrées. Hind El Jarjani, estime qu’une telle profession implique une grande responsabilité pour la factrice, du fait que les gens lui confient le transport de leurs secrets et leur argent, entre autres. En ce qui concerne la perception les citoyens de l’exercice de cette profession par la femme, Hind estime qu’elle «ne rencontre aucun problème. Bien au contr-aire, j’ai senti que nombre de gens ont eu une réaction positive et semblent apprécier la vue de la femme factrice avec sa tenue bleue, son chapeau original, son sac sous les bras, veillant à distribuer son courrier en un temps défini». Elle ajoute enthousiaste, que «nous ne percevons plus, mes collègues et moi, dans les yeux de certains, ce regard plein de mépris vis-à-vis de la femme. Au contraire, nous sommes encouragées et admirées par tous, bien que nous sentons toujours le regerd plein d’étonnement». Hind est titulaire d’une licence en sciences politiques et d’un diplôme en informatique, alors que le niveau exigé pour le concours d’entrée à l’Institut est la 9ème année de l’enseignement fondamental. La première promotion des factrices lauréates de l’Institut National des Postes et des Télécommunications depuis le mois de juillet dernier a effectué un stage de 5 semaines, ont profité de cette formation, 68 factrices au niveau national, dont neuf dans les régions de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, cinq à Rabat, deux à Salé et à Témara.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *