Les garde-fous de la démocratie

Depuis quelque temps, des initiatives foisonnent en guise de souci pour l’intégrité et la transparence des prochaines élections. Sans aller jusqu’à plaider pour l’avènement d’une délégation étrangère qui devrait se charger de superviser les prochaines opérations électorales, des acteurs portent le soucis des prochaines échéances votatives .
Deux initiatives et un appel sont à rappeler à cet effet. La première est venue de l’Association de lutte contre la corruption, «Transparency- Maroc ». La deuxième est amorcée par des personnes appartenant, en majorité à la mouvance de la gauche radicale et au milieu de défense des droits humains, particulièrement à l’AMDH ( Association marocaine des droits humains).
Pour les dirigeants de «Transparency », il s’agit en premier lieu de suivre le cours de la fluidité de la corruption, essentiellement en ce qui concerne l’usage de l’argent dans la campagne électorale. Récemment, cette association a organisé un séminaire sur la transparence et l’intégrité des élections, marquant ainsi l’avènement d’une nouvelle phase d’actions. Dans le même sens, ses dirigeants sont sortis d’une Commission officielle chargée de la lutte contre la corruption. Une attitude considérée par certains observateurs comme un prélude à la distanciation de l’Association par rapport aux rouages de l’Etat. Mais ce point de vue n’est adopté par tout le monde ; particulièrement par ceux qui ne se sont jamais doutés de l’autonomie et de l’indépendance de Transparency.
En revanche, les amis de Ahmed Douraidi, qui ont constitué, le 10 janvier denier, le Centre marocain pour l’intégrité des élections, comptent superviser toute l’opération électorale ; à commencer par l’examen des textes de loi et leur adéquation avec les critères internationaux, en passant par la sensibilisation des citoyens quant à la nécessité de participer aux élections, jusqu’à la supervision des différentes étapes de ce processus.
Selon des sources fiables, Ahmed Douraidi avait été influencé par une expérience libanaise et compte l’extrapoler sur le cas du Maroc. Mais toujours est-il qu’en dépit des démarches entreprises, notamment en ce qui concerne la constitution du Centre et l’élection de son bureau, sur la base d’une plate-forme et d’un programme précis, il n’en demeure que la question du financement de cet organisme reste encore à l’ordre du jour et nécessite un effort supplémentaire de la part de ses fondateurs. Il va sans dire que depuis quelques mois, le bruit court au sujet d’une contribution américaine, à cet effet, mais rien ne confirme cette option. En tout cas, pas les personnes concernées directement. Aussi, dans l’ordre des initiatives précitées, le PJD ( Parti de la justice et du développement) a appelé, de son côté, à la création d’un observatoire constitué par les organisations partisanes de jeunesse en vue d’inciter les jeunes à participer activement aux prochaines élections et à faire face à toutes sortes de dérapages pouvant entacher cette opération. Mais, jusqu’à présent, cette suggestion reste sans écho ; du moins, officiellement.

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